Comment les prévisions consacrées aux Fonds intergénérationnel et de stabilisation évoluent-elles dans le projet de loi de finances rectificative ?
Les annexes du PLFR 2026 révisent fortement les montants inscrits dans les comptes d’affectation spéciale. Le cumul atteint 101 milliards de FCFA, contre 25,73 milliards prévus au départ.
Le Fonds intergénérationnel est rehaussé de 7,60 à 30,1 milliards de FCFA, soit une progression d’environ 22,5 milliards. Le Fonds de stabilisation passe, lui, de 18,13 à 70,9 milliards, soit une hausse d’environ 52,8 milliards.
Cette hausse du Fonds intergénérationnel intervient alors que sa gestion est confiée au FONSIS par le décret n°2024-153 du 21 février 2024. Le Directeur général du FONSIS exerce également les fonctions de Directeur général du fonds. L’enjeu est d’autant plus important que le FONSIS a déjà injecté 55 milliards de FCFA en fonds propres, avec un effet multiplicateur sur l’investissement national : la gouvernance et la transparence du recrutement du responsable du FIG deviennent donc des questions centrales.
Comme l’écrit dakaractu, la révision porte le total des deux fonds à un niveau presque quatre fois supérieur à celui de la loi de finances initiale. Elle contribue aussi à l’augmentation globale des comptes spéciaux du Trésor, dont le montant évolue de 256,68 à 331,95 milliards de FCFA.
Cette progression des fonds intervient toutefois dans un projet de loi qui réduit fortement l’effort d’investissement public. Les crédits d’investissement sur ressources internes passent de 1 448,9 à 1 133,2 milliards de FCFA, soit 315,7 milliards de moins. Les financements extérieurs sont ramenés de 1 355 à 1 115,7 milliards, en baisse de 239,3 milliards. Au total, les investissements publics prévus pour 2026 diminuent de 555 milliards de FCFA.
Les autres lignes du tableau comparatif ne changent pas. Les montants annoncés pour les deux fonds correspondent à des prévisions budgétaires et ne permettent pas d’affirmer que les sommes ont déjà été encaissées ou placées. Le document ne précise pas non plus les règles de gestion ou d’utilisation des ressources.
Les recettes du budget général sont, par ailleurs, globalement révisées à la baisse. Le Fonds national de retraite demeure fixé à 185 milliards de FCFA, tandis que le Fonds de restructuration des sociétés à participation publique reste prévu à 22,75 milliards.




