La question de la fiscalité sur le tabac fait actuellement l’objet de discussions intenses en Afrique de l’Ouest. Lors d’un atelier organisé par la Banque mondiale et la Commission de la Cedeao, des experts ont souligné l’importance d’une harmonisation des taxes. L’objectif est double : réduire la consommation de tabac et atténuer son impact sur la santé publique.
Les directives actuelles de la Cedeao et de l’Uemoa ne sont pas alignées, ce qui pose des défis d’application. En particulier, les directives de l’Uemoa permettent une taxation comprise entre 50 et 150%. Cette grande variation peut encourager la contrebande, notamment entre pays voisins ayant des taux différents.
Abdoulaye Gningue, Inspecteur principal des impôts, a souligné que des taxes similaires entre pays limitrophes pourraient diminuer le commerce illicite. Il a recommandé une harmonisation régionale des règles et la création de commissions pour le suivi.
Gningue a également critiqué la taxe ad valorem, qui peut être contournée par les fabricants pour éviter d’impacter le prix de vente au détail. Il a cité l’exemple du Sénégal, qui oblige les entreprises à répercuter la taxe sur le prix.
La protection des populations, contre leurs propres méfaits…
Un combat qu’il faudra mener à temps voulu