La Coupe du Monde 2026 a révélé une proximité troublante entre la FIFA et le président américain Donald Trump. Au-delà des polémiques sur l’annulation du carton rouge de Folarin Balogun ou la remise d’un Prix de la Paix controversé, une analyse de Footmercato.net démonte les rouages d’un rapprochement dicté par l’argent et le pouvoir.
Les États-Unis représentent le marché le plus stratégique pour le développement du football mondial. La FIFA a délocalisé une partie de ses activités à Miami, où Gianni Infantino a renforcé la présence administrative. Le pays a déjà accueilli la Copa América et la Coupe du Monde des clubs, et co-organisera la Coupe du Monde féminine 2031. Ces compétitions dopent les droits télévisés et les partenariats commerciaux. Se brouiller avec la Maison Blanche mettrait en péril un projet économique bâti depuis des années.
Pour Infantino, cette connivence répond aussi à une ambition personnelle. Le dirigeant italo-suisse caresse le rêve d’un poste aux Nations Unies et voit dans le football un levier diplomatique. Être proche de Trump, c’est s’offrir un passeport vers les sphères du pouvoir international.
Pourtant, cette stratégie a un coût. Avant le Mondial, EnQuête+ et Senego rapportaient que l’administration Trump avait imposé des restrictions de visas visant plusieurs nationalités, dont le Sénégal, Haïti et la Somalie. Des supporters, journalistes et accompagnateurs sénégalais se sont heurtés à ces barrières, en contradiction avec les valeurs d’inclusion prônées par la FIFA. L’organisation a préféré le silence, privilégiant ses intérêts économiques.
Gianni Infantino a officialisé que Donald Trump remettra le trophée au vainqueur lors de la finale.
