Dans le département de Matam, la zone des Agnam a été le théâtre d’une mobilisation citoyenne d’envergure contre un projet de prospection de phosphate. Les habitants se sont rassemblés pour protester contre l’autorisation accordée à la société Amafrique SA, qu’ils accusent de mener ses activités sans consultation préalable des communautés locales.
Sous l’impulsion des autorités coutumières, l’accès motorisé au site a été interdit, obligeant les participants à se déplacer à pied ou par des moyens traditionnels. Farba Ngom, député-maire des Agnam, a lui-même suivi cette règle en utilisant une charrette, ce qui a été perçu comme un signe de soutien à la cause. La journée a été ponctuée de prières collectives et de récitations du Coran, conférant une dimension spirituelle à la contestation.
Le conflit trouve son origine dans le permis de prospection délivré en avril 2026 par Ibrahima Gassama, Directeur général des Mines et de la Géologie. Les populations dénoncent l’absence de dialogue avec les autorités locales, les chefs de village et les acteurs religieux, ainsi que le manque d’implication des collectivités territoriales. Elles soulignent aussi les risques sanitaires et environnementaux, le site d’exploitation se trouvant à quelques centaines de mètres des habitations. Selon Senenews, cette situation alimente une vive inquiétude chez les riverains.
Ce mouvement s’inscrit dans un climat déjà tendu. En juin 2026, trois jeunes ont été incarcérés à la Maison d’arrêt et de correction de Matam après le sabotage d’un engin de prospection, vandalisé et incendié, d’une valeur estimée à plusieurs millions de francs CFA. Les notables jugent ces détentions injustifiées. Face à la montée des tensions, les autorités coutumières et religieuses demandent l’intervention de l’État et sollicitent l’arbitrage du président Bassirou Diomaye Faye pour éviter une escalade.



Franchement je ne peux pas comprendre pourquoi toujours utiliser sa force ou sa notoriété pour agir
Pourquoi on ne discute pas avant d’agir dans tous les domaines c’est comme ca avec le PS – PDS- APR et aujourd’hui on en est là
Dans les pays civilisés même une maison en construction dans un quartier, on tient des réunions avec le quartier pour éviter tout malentendu
Y’a t’il un problème de parler avec la population avant d’agir ?
Il faut que les sénégalais apprennent à se parler même si on est propriétaire ou ayant droit ou tout ce que vous voulez
Même dans les maisons familiales c’est le même problème
Même à l’extérieur du Sénégal ( l’exemple des billets des supporters sénégalais à New York est la )
Ceci est déjà dans notre sang il nous reviens maintenant de l’extraire hors de notre corps pour le rendre définitivement sain