Avant cette nouvelle montée de tension, des habitants d’Agnam Thiodaye contestaient déjà l’exploitation du phosphate dans leur localité, qu’ils jugent incompatible avec l’avenir de leurs terres et de leurs projets.
La situation s’est durcie avec le déploiement des forces de l’ordre sur le site minier, alors que des manifestants étaient mobilisés. Dans ce contexte, Abdou Aziz Diop, adjoint au maire d’Agnam, a expliqué que les populations étaient sorties pour marquer leur refus de voir le phosphate exploité sur ces terres, qu’elles considèrent comme essentielles pour leur avenir, comme l’a rapporté Pressafrik.
L’élu local a aussi formulé une accusation grave visant un agent de la société AMA Afrique. Au fil de son récit, comme l’a déclaré Abdou Aziz Diop, cet agent aurait sorti un pistolet devant les manifestants, alors même que le commandant de brigade et des éléments de la gendarmerie se trouvaient sur place. Il a dénoncé une scène qu’il juge inadmissible, en estimant qu’aucune réaction n’avait suivi au moment des faits.
Après cet épisode, les populations et des responsables locaux demandent qu’une enquête soit ouverte afin d’établir les faits. L’adjoint au maire a interpellé les autorités de l’État, en appelant notamment le président de la République à intervenir rapidement et à saisir la gendarmerie. Dans sa déclaration, il a posé la question de savoir qui aurait autorisé un agent civil à dégainer une arme devant les populations.
Cette nouvelle contestation remet au centre du débat la question de l’exploitation des ressources minières au Sénégal, alors que les tensions entre projets extractifs et préservation des terres des communautés locales restent récurrentes.