Le bras de fer autour de la révision constitutionnelle prend une dimension internationale. L’Assemblée nationale avait adopté, le 20 juin dernier, une procédure que l’opposition et plusieurs juristes estiment contraire à la Constitution. Depuis, les tensions n’ont cessé de monter au sein de l’hémicycle.
Lors d’une conférence de presse ce jeudi à Dakar, les députés de l’opposition ont annoncé le lancement d’une offensive diplomatique. Selon la déclaration lue par le député non inscrit Moussa Hamady Sarr, confirmée par Actusen, ils comptent saisir plusieurs organisations, dont l’Union interparlementaire (UIP), l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), le Parlement de la CEDEAO, les instances de l’UEMOA et l’Union africaine.
Ils dénoncent un fonctionnement de l’Assemblée qu’ils jugent de plus en plus éloigné des principes démocratiques, marqué par des violations du règlement intérieur et une marginalisation de l’opposition. La séance du 29 juin, au cours de laquelle le député Abdou Mbow a été expulsé avec l’intervention de la gendarmerie, est présentée comme un tournant. « Lorsqu’un député est expulsé arbitrairement de l’hémicycle, ce sont les citoyens qui l’ont élu qui sont réduits au silence », a déclaré Moussa Hamady Sarr.
Parallèlement, l’opposition prévoit une campagne de sensibilisation à l’intérieur du pays. Des rencontres sont annoncées avec les autorités religieuses et coutumières, les organisations de la société civile, les syndicats, les universitaires, les mouvements de jeunes et les organisations féminines. Mais l’axe principal reste l’international : une délégation de députés doit rencontrer les missions diplomatiques accréditées au Sénégal pour exposer ce qu’elle décrit comme une menace contre le fonctionnement normal des institutions.
Les députés assurent que leur démarche ne vise pas à nuire à l’image du pays. Ils veulent attirer l’attention sur ce qu’ils qualifient d’atteintes à l’indépendance du pouvoir législatif et aux principes démocratiques. « Les grandes ruptures démocratiques commencent toujours par la banalisation de petites violations du droit », a prévenu Moussa Hamady Sarr.
Ils annoncent la saisine de l’Union interparlementaire, de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, du Parlement de la CEDEAO, des instances de l’UEMOA et de l’Union africaine.

Domou khathie yii les senegalais ne sont pas amnesique vous avez fermer AN pendant 6 mois ak thiaya nior Macky Sall come PAN
Vous avez fait 10 fois pires
Les Sénégalais n ont rien oublié.
CRIMINELS
Bande de comediens .apres 82 morts , 2000 detenus , une monstrueuse dette cachee sous votre regime ,vous osez vous victimiser apres vos comportements irrespectueux a l assemblee.abdou mbow a illegalement occupe le pupitre.