Avant que le tribunal ne se prononce sur l’affaire du vol de bijoux d’Eva Tra, l’audience des flagrants délits de Dakar a été consacrée aux demandes des parties et aux réquisitions du parquet. L’animatrice de la TFM réclame 100 millions FCFA de dommages et intérêts pour des bijoux dérobés à son domicile le 24 juillet 2026. Leur valeur est estimée à 14 millions dans la demande présentée à l’audience ; une estimation de 12 millions avait également été avancée pour les bijoux disparus.
Mouhamed Coulibaly, commerçant de 40 ans poursuivi pour escroquerie, et Baye Guèye, peintre de 41 ans poursuivi pour recel, ont comparu vendredi. Les deux prévenus, qui résident à Taïba Niassène, contestent les faits. Kawtef rapporte que le fils de l’animatrice a expliqué à la barre avoir été amené à ouvrir une armoire et à remettre le sac de bijoux à un chauffeur de taxi.
Eva Tra était absente de son domicile lorsque le stratagème aurait été mis en place. L’homme au téléphone se serait présenté comme un agent de la Sonatel et aurait invoqué une facture urgente à régler pour éviter une coupure de ligne. Il aurait aussi affirmé avoir échangé avec la mère du jeune homme, le convainquant ainsi de lui remettre les objets précieux. Après la plainte d’Awa Traoré, un homme présenté comme l’auteur de la manœuvre a été interpellé à Taïba Niassène puis transféré à Dakar.
Me Aboubacry Barro, avocat de la plaignante, a qualifié les prévenus d’« escrocs intelligents » et demandé que la Sonatel soit également mise en cause, estimant qu’elle avait une part de responsabilité. Me Fatoumata Sall a, elle, évoqué une bande opérant entre le Sénégal et la Gambie.
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La Sonatel, constituée partie civile, réclame un million FCFA pour usurpation de fonction. Le procureur a invoqué les éléments techniques et les déclarations recueillies au cours de l’enquête pour requérir cinq ans de prison ferme contre chacun des prévenus.
Lors de l’enquête, Baye Guèye avait reconnu avoir touché une commission de 400 000 FCFA. À l’audience, il a contesté cette version et soutenu que ses aveux avaient été obtenus sous la violence. L’avocat de Mouhamed Coulibaly, Me Abdou Aziz Diop, a affirmé que le téléphone attribué à son client était inactif depuis avril 2025 et qu’aucune réquisition technique ne portait la signature de la Sonatel. Il a demandé la relaxe au bénéfice du doute. Sans avocat, Baye Guèye a sollicité la clémence du tribunal.
Le tribunal rendra sa décision le 9 octobre 2026.



