Le tournoi de tennis d’Indian Wells, aux États-Unis, s’apprête à livrer son verdict final après une demi-finale marquée par la chute du favori. Si la performance sportive met fin à une longue série d’invincibilité, la présence même du vainqueur sur le sol américain relève d’un long périple entamé au cœur des tensions au Moyen-Orient.
Daniil Medvedev a infligé à Carlos Alcaraz sa première défaite de l’année. Le joueur russe s’est imposé en deux sets (6-3, 7-6) lors de la demi-finale disputée samedi en Californie. Ce résultat stoppe net la série de 16 victoires consécutives de l’Espagnol, qui avait notamment remporté l’Open d’Australie et le tournoi de Doha. Medvedev, tête de série numéro 11, affrontera en finale l’Italien Jannik Sinner.
La participation de Medvedev à ce tournoi américain était pourtant compromise. Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, le joueur est resté bloqué aux Émirats arabes unis pendant trois jours après sa victoire au tournoi de Dubaï le 28 février. Cette immobilisation faisait suite à la fermeture de l’espace aérien, consécutive aux attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Pour quitter la région, Medvedev a dû emprunter la voie terrestre. Accompagné de ses compatriotes Andrey Rublev et Karen Khachanov, il a effectué un trajet de six heures en voiture pour franchir la frontière avec le sultanat d’Oman. Depuis ce pays, les joueurs ont pris un vol pour Istanbul, en Turquie, avant de rallier les États-Unis. Ils sont arrivés sur place deux jours seulement avant leurs premiers matchs. Le finaliste a confié au média russe Bolshe avoir eu l’impression de vivre « dans un film hollywoodien ». Ce retard l’a contraint à annuler sa participation à la Coupe Eisenhower, un tournoi d’exhibition prévu le 3 mars.
Dans l’autre demi-finale, Jannik Sinner a dominé l’Allemand Alexander Zverev (6-2, 6-4) en 1 heure et 23 minutes, réalisant notamment six aces. L’Italien mène désormais 7 victoires à 4 dans ses confrontations directes avec Zverev. Avant la finale, ni Medvedev ni Sinner n’ont concédé le moindre set dans la compétition. L’Italien reste sur trois victoires consécutives face au Russe, dont un quart de finale à l’US Open.
Dans les autres tableaux d’Indian Wells, la finale du double féminin a été remportée par Taylor Townsend et Katerina Siniakova face à Anna Danilina et Aleksandra Krunic (7-6, 6-4). Chez les hommes, Guido Andreozzi et Manuel Guinard ont battu Arthur Rinderknech et Valentin Vacherot (7-6, 6-3). Enfin, le double mixte a vu la victoire de Belinda Bencic et Flavio Cobolli contre Gabriela Dabrowski et Lloyd Glasspool (6-3, 2-6, 10-7).
Je ne doute pas une seconde du sérieux de l’article : après tout, il faut un vrai talent pour faire tenir ensemble des dates qui ne s’aiment pas, des durées qui se contredisent et un itinéraire qui ressemble davantage à un jeu de piste qu’à un déplacement professionnel.
Selon le récit, Medvedev gagne Dubaï le 28 février, reste bloqué trois jours, puis, le 4 mars par conséquence, se lance dans un marathon géographique : neuf heures de route jusqu’à Oman, cinq heures de vol jusqu’à Istanbul, une heure de perdue dans un aéroport qui semble fonctionner en temps alternatif, puis seize à vingt heures de voyage vers les États‑Unis.
Le tout pour arriver… deux jours avant son match du 7 mars.
Une performance remarquable, surtout pour quelqu’un qui n’a manifestement pas accès aux mêmes lois du temps que le commun des mortels.
On pourrait croire que l’article fournirait une explication, un calcul, un début de justification. Mais non : la chronologie se contente de flotter gracieusement au-dessus des chiffres, comme si les heures s’additionnaient par magie ou se rangeaient poliment pour ne pas déranger la narration.
À ce stade, on hésite entre deux interprétations :
– soit Medvedev voyage dans un fuseau horaire personnel, livré avec son classement ATP,
– soit l’auteur de l’article a décidé que la physique était optionnelle.
Dans les deux cas, c’est beau à voir.
Pas très cohérent, mais beau. On adore la véracité des faits (rires).