Des heurts ont éclaté à Minneapolis, dans l’État du Minnesota aux États-Unis, opposant des manifestants aux agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Malgré les avertissements du Président Donald Trump concernant un éventuel recours à la Loi sur l’insurrection, la tension reste vive autour des opérations ciblant les immigrés.
La situation s’est détériorée aux abords d’un bâtiment fédéral de la ville, point de ralliement des contestataires venus exprimer leur opposition aux forces de l’ordre fédérales. D’après les éléments rapportés par l’agence Anadolu, les agents ont ordonné la dispersion de la foule qui bloquait l’accès au site. La confrontation a pris une tournure physique lorsque des projectiles, s’apparentant à des bouteilles d’eau, ont été lancés vers les policiers de l’immigration. En réponse, les agents de l’ICE et les forces fédérales ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants et ont procédé à plusieurs interpellations.
Les autorités fédérales ont rapidement communiqué sur ces incidents via la plateforme X. Le département de la Sécurité intérieure (DHS) a confirmé l’arrestation d’un citoyen américain accusé d’avoir agressé des agents avec une arme non autorisée. Parallèlement, le directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI), Kash Patel, a signalé l’interpellation d’un autre individu soupçonné d’avoir dérobé du matériel gouvernemental dans un véhicule du Bureau.
Ce regain de violence s’inscrit dans un contexte particulièrement lourd à Minneapolis. Le 7 janvier dernier, une ressortissante américaine a été mortellement touchée par des tirs d’agents de l’immigration lors d’une opération, tandis qu’un immigré vénézuélien en situation irrégulière a été blessé par balle le 14 janvier. Face à l’escalade, le Président Donald Trump a déclaré le 15 janvier envisager l’activation de la Loi sur l’insurrection, permettant le déploiement de la force militaire pour rétablir l’ordre dans le Minnesota.