En États-Unis, le président Donald Trump a accueilli mardi le roi Charles III à la Maison Blanche pour une visite d’État de quatre jours, dans un contexte marqué par des tensions récentes entre Washington et Londres autour de l’Iran. Le cérémonial s’est déroulé sur la pelouse sud de la présidence américaine, avec salut de 21 coups de canon et honneurs militaires.
Selon les informations rapportées par Insider Paper, Donald Trump a salué les Britanniques comme les « amis » les plus proches des Américains. Le président américain a déclaré que, depuis l’indépendance des États-Unis, les Américains n’avaient « pas d’amis plus proches que les Britanniques ». Il a également repris l’expression de « relation spéciale » entre les deux pays, à l’occasion du 250e anniversaire de la déclaration d’indépendance des colonies américaines vis-à-vis de la couronne britannique.
Donald Trump a aussi rendu hommage à l’armée britannique, affirmant que personne n’avait mieux combattu aux côtés des États-Unis. Après la cérémonie, quatre avions militaires américains ont survolé la Maison Blanche, observés par Donald Trump, le roi Charles III, la reine Camilla et la Première dame Melania Trump. Le président américain, âgé de 79 ans, a également plaisanté sur sa mère, née en Écosse, en disant qu’elle avait un faible pour Charles.
Le roi Charles III a ensuite rencontré Donald Trump dans le Bureau ovale. L’entretien s’est tenu à huis clos, une configuration inhabituelle pour le président américain, d’après le récit relayé par Insider Paper. À l’issue de cette rencontre, Donald Trump a déclaré aux journalistes qu’il s’agissait d’« une très bonne réunion », qualifiant Charles de « personne fantastique » et parlant d’« un véritable honneur ».
La visite se poursuit avec une séquence très attendue : le souverain britannique doit s’adresser au Congrès américain, devenant le premier monarque britannique à le faire depuis la reine Elizabeth II en 1991. Il est attendu sur un message de « réconciliation et de renouveau », alors que les relations bilatérales ont récemment connu des frictions. Le soir, le couple royal doit retourner à la Maison Blanche pour un dîner d’État.
Le déplacement se déroule sous haute sécurité, quelques jours après une présumée tentative d’assassinat visant Donald Trump lors d’un gala de presse à Washington. Des équipes de tireurs d’élite étaient visibles sur le toit de la Maison Blanche. En parallèle, un autre sujet a émergé pendant la visite : le nouvel ambassadeur britannique à Washington, Christian Turner, a été cité par le Financial Times disant à des étudiants que la « relation spéciale » de l’Amérique serait « probablement Israël ». Le précédent ambassadeur, Peter Mandelson, avait été écarté en raison de liens avec Jeffrey Epstein.