États-Unis : la suppression réclamée après le prix de la paix remis à Donald Trump par la FIFA

À six semaines de l’ouverture de la Coupe du monde 2026, la FIFA fait face à des critiques sur son implication dans des questions politiques, après l’attribution d’un prix de la paix au président américain Donald Trump lors du tirage au sort organisé en décembre. Le tournoi doit se tenir du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la présidente de la Fédération norvégienne de football (NFF), Lise Klaveness, a demandé la suppression de ce prix. Elle a estimé que l’attribution d’une telle distinction ne relevait pas du mandat de la FIFA et que ce type de reconnaissance devait être laissé à l’Institut Nobel d’Oslo. Elle a déclaré, lors d’un point de presse en ligne, que la NFF souhaitait voir ce prix aboli afin d’éviter que l’instance mondiale du football ne soit entraînée sur un terrain politique.

Lise Klaveness a également expliqué que la distance entre les fédérations sportives et les dirigeants d’État ne devait pas être remise en cause. D’après ses propos, ce type de prix est « très politique » s’il n’est pas encadré par des instruments indépendants, un jury et des critères précis. Âgée de 45 ans et avocate de profession, elle a indiqué que le conseil d’administration de la NFF allait adresser une lettre pour soutenir la demande d’enquête formulée par l’organisation à but non lucratif FairSquare. Cette organisation affirme que Gianni Infantino et la FIFA pourraient avoir enfreint leurs propres règles éthiques sur l’impartialité politique.

La dirigeante norvégienne a appelé à un examen avec « calendrier transparent », ainsi qu’à une motivation et une conclusion rendues publiques. La FIFA n’a pas répondu à une demande de commentaire transmise par Al Jazeera. Le prix remis à Donald Trump a été perçu par plusieurs observateurs comme une forme de lot de consolation, le président américain ayant déclaré à plusieurs reprises qu’il estimait devoir recevoir le prix Nobel de la paix.

En parallèle, le joueur australien Jackson Irvine a affirmé que la crédibilité du football comme force positive avait été affaiblie par la FIFA. Dans des propos relayés à l’agence Reuters, il a accusé l’instance de tourner en dérision sa propre politique en matière de droits humains. Il a aussi critiqué la décision de remettre ce prix au président américain. Le texte source mentionne qu’un mois après le tirage au sort, les États-Unis ont lancé une frappe militaire contre le Venezuela, puis ont commencé des frappes aériennes conjointes avec Israël contre l’Iran le 28 février.

La FIFA a publié sa première politique de droits humains en 2017. Son cadre de référence pour la Coupe du monde 2026 prévoit notamment des dispositions demandant aux villes hôtes de promouvoir l’inclusion, de protéger la liberté d’expression et d’interdire les discriminations pendant le tournoi. Mais, selon le contenu rapporté, des groupes de défense des droits estiment que la FIFA doit aller plus loin pour pousser les États-Unis à répondre aux risques d’atteintes aux droits humains visant les athlètes, les supporters et les travailleurs, dans un contexte de durcissement de la politique migratoire et d’expulsions menées par l’administration Trump.

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