Dans le contexte de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, de récentes informations font état d’un partage de renseignements entre Moscou et Téhéran. Face à ces révélations concernant la sécurité de ses bases et de ses troupes au Moyen-Orient, l’administration américaine a clarifié sa position officielle.
Selon les données rapportées par le Washington Post, la Russie transmettrait à l’Iran les positions géographiques des équipements militaires américains, incluant les navires de guerre et les aéronefs, depuis le début de l’offensive le 28 février dernier. La chaîne Al Jazeera souligne que ces éléments viseraient à soutenir Téhéran face aux bombardements menés par les forces américaines et israéliennes. Toutefois, des responsables anonymes cités par l’Associated Press précisent que les services de renseignement américains n’ont pas établi que Moscou dicte à l’Iran l’utilisation de ces informations dans le cadre de l’escalade militaire à travers le Moyen-Orient.
Au niveau du Pentagone, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a minimisé l’impact de cette coopération lors d’un entretien accordé à la chaîne CBS. Il a affirmé que les États-Unis surveillent l’ensemble des communications et intègrent ces paramètres dans leurs plans de bataille. Assurant que les forces américaines ne sont « pas inquiètes », il a déclaré que les seules personnes devant s’inquiéter actuellement sont les Iraniens.
Une ligne partagée par la Maison Blanche. La porte-parole Karoline Leavitt a indiqué aux journalistes que ces rapports ne modifient en rien les opérations militaires en cours, affirmant que les forces américaines sont en train de « décimer » leurs cibles. Interrogé sur d’éventuelles répercussions pour la Russie, le Président Donald Trump a pour sa part vivement interpellé le journaliste de Fox News, Peter Doocy, qualifiant sa question de « stupide » lors d’un point presse initialement consacré au sport universitaire.
Du côté de Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fait savoir qu’aucune demande d’assistance n’avait été formulée par Téhéran. Il a refusé de commenter les allégations spécifiques de partage de renseignements militaires depuis le déclenchement de ce conflit qui a déjà fait plus de 1 300 morts en Iran. La Russie et l’Iran ont renforcé leurs relations bilatérales ces dernières années, notamment pour répondre aux besoins matériels russes dans le cadre de la guerre en Ukraine.