États-Unis – Chine : la guerre en Iran pousse Donald Trump à reporter son voyage et à formuler une demande à Pékin

Le calendrier diplomatique de la Maison Blanche subit les contrecoups directs de l’escalade militaire au Moyen-Orient. Prévu entre le 31 mars et le 2 avril, le déplacement très attendu du président américain en Chine devrait être repoussé d’environ un mois, la gestion du conflit avec l’Iran devenant la priorité de l’administration.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, Donald Trump a publiquement exprimé lundi sa volonté de différer sa rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping. « Nous avons demandé à le repousser d’un mois environ », a déclaré le dirigeant américain depuis Washington. Il a justifié cette décision par la nécessité de superviser les opérations en cours : « Il n’y a pas de ruse là-dedans. C’est très simple. Nous avons une guerre en cours. Je pense qu’il est important que je sois ici. »

Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques et militaires, marqué par l’offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l’Iran. L’opération, baptisée « Epic Fury », a déjà fait plus de 1 200 morts, incluant le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que la priorité actuelle du commandant en chef était d’assurer le succès de cette campagne militaire.

Au-delà de la coordination des troupes, un autre enjeu stratégique se dessine. Lors d’un entretien accordé au Financial Times, Donald Trump a évoqué la possibilité de suspendre la rencontre si Pékin n’intervenait pas pour débloquer le détroit d’Ormuz. Cette voie maritime cruciale, par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial, est actuellement fermée par l’Iran aux navires liés aux États-Unis et à Israël. Malgré les appels de Washington, la Chine, premier importateur mondial de brut, n’a pas encore donné suite à cette requête.

Toutefois, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a tenu à dissocier ce report des discussions commerciales. Actuellement à Paris pour des négociations avec le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, il a précisé que la modification de l’agenda présidentiel était uniquement dictée par l’effort de guerre, et non par un désaccord économique ou le silence de Pékin concernant le détroit d’Ormuz. Les pourparlers sino-américains, qui se tiennent dans la capitale française, se poursuivent sur une note constructive, la partie chinoise se montrant ouverte à l’achat de produits agricoles américains supplémentaires et à des discussions sur la gestion des minerais de terres rares.

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Un commentaire

  1. Trump s est trompé de cible, il croit que l iran n est pas bien armée, bien au contraire. Il va mordre son doigt

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