Les tensions s’intensifient autour des opérations militaires menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Dans ce climat régional volatil, le groupe rebelle yéménite a formulé une mise en garde explicite concernant une possible extension de son implication armée.
Selon les informations diffusées par Al Jazeera, les Houthis, alliés de Téhéran, se disent prêts à franchir un nouveau cap. Lors d’une allocution télévisée ce vendredi, le porte-parole militaire du mouvement, Yahya Saree, a détaillé les conditions d’une implication plus large.
Le déclencheur de cette mobilisation repose sur deux éléments. D’une part, le groupe menace d’intervenir militairement si d’autres pays s’allient aux États-Unis et à Israël dans leur offensive contre l’Iran. « Nous confirmons que nos doigts sont sur la gâchette pour une intervention militaire directe » face à toute nouvelle coalition, a affirmé Yahya Saree. Le porte-parole a précisé que les forces yéménites agiraient si l’escalade contre l’Iran et l’« axe de la résistance » se poursuivait, sans toutefois indiquer la forme exacte que prendrait cette offensive.
D’autre part, la mer Rouge constitue le second point de bascule. Le mouvement a signifié qu’il n’autoriserait pas l’utilisation de cet espace maritime pour mener des « opérations hostiles » contre le territoire iranien ou d’autres pays musulmans. Dans la foulée, Yahya Saree a mis en garde contre tout renforcement du blocus imposé au Yémen.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte où les récentes opérations militaires en cours ont profondément bouleversé l’équilibre régional. Le porte-parole a exigé l’arrêt immédiat des attaques américaines et israéliennes visant l’Iran, les territoires palestiniens, le Liban et l’Irak. Les Houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa et le nord-ouest du pays depuis 2014, avaient déjà ciblé des navires en mer Rouge et le territoire israélien en solidarité avec Gaza, avant qu’une trêve conclue en mai ne suspende les attaques contre les navires américains.