L’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (ISEG) a contesté les informations récemment diffusées faisant état de son inscription sur une liste de la Direction de l’Enseignement supérieur, assurant disposer des autorisations nécessaires à la poursuite de ses activités.
Dans un communiqué, la direction de l’établissement rappelle que l’ISEG évolue depuis près de quarante ans dans le secteur de l’enseignement supérieur privé et de la formation professionnelle au Sénégal.
L’établissement affirme notamment disposer d’une habilitation de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (ANAQ-Sup) pour la formation à distance, domaine dans lequel il dit exercer depuis 2008, ainsi que d’un agrément définitif datant de 1996.
L’ISEG indique également avoir développé, à partir de 2010, des campus de proximité dans plusieurs régions, dans le but de permettre à des étudiants ne pouvant pas s’installer à Dakar d’accéder à des formations supérieures à distance.
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Selon la direction de l’établissement, chacun de ces campus avait bénéficié d’agréments provisoires délivrés par les autorités compétentes.
L’ISEG rappelle par ailleurs que plusieurs de ses licences et masters ont bénéficié, jusqu’à la période 2020-2021, d’agréments ou d’accréditations du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). L’établissement met également en avant ses partenariats internationaux, notamment dans le cadre des programmes Erasmus Mundus et Erasmus Plus.
Concernant les informations récemment diffusées, la direction de l’ISEG affirme contester « formellement » les accusations portées contre l’établissement et rejette les affirmations laissant entendre que ses structures auraient fonctionné en dehors du cadre réglementaire.
L’établissement estime que son inscription sur cette liste est susceptible de porter atteinte à son image, ainsi qu’à celle de ses enseignants, de son personnel, de ses étudiants et de ses diplômés.
Face à cette situation, l’ISEG annonce avoir saisi ses conseils au Sénégal et à l’international et dit avoir décidé d’engager des procédures judiciaires devant les juridictions compétentes afin de défendre ses droits et sa réputation.
La direction de l’établissement affirme que cette démarche vise notamment à « défendre les intérêts de ses étudiants et diplômés » et à préserver l’image de l’institution.




En matière d’enseignement supérieur au Sénégal :
Un agrément historique (ex: 1996) ou passé ne garantit pas une conformité présente : Les règles imposent le renouvellement régulier des habilitations et l’évaluation continue par l’ANAQ-Sup pour chaque filière/diplôme.
Chaque nouveau site ou programme nécessite sa propre autorisation : Un diplôme habilité à Dakar ou une habilitation pour l’enseignement à distance n’autorise pas automatiquement l’ouverture de formations en présentiel non enregistrées dans d’autres régions.
En conclusion :
Sur le plan administratif strict, la liste de la DGES / Ministère fait foi tant que la justice n’a pas tranché. L’ISEG possède des habilitations historiques et contestant l’interprétation du Ministère, seule une décision de justice ou un arbitrage officiel de l’ANAQ-Sup déterminera si l’établissement est pleinement dans son droit.