Les établissements privés d’enseignement supérieur ne peuvent pas délivrer de diplômes de doctorat sans l’autorisation de la tutelle. La Direction générale de l’enseignement supérieur les appelle à cesser cette pratique.
La mise en garde concerne notamment les formations débouchant sur un PhD, un doctorat d’ingénieur ou un DBA. Ces diplômes de doctorat illégaux sont, selon la direction, délivrés en dehors des règles applicables à l’ouverture, au fonctionnement et à l’habilitation des établissements privés au Sénégal.
Comme le rapporte l’APS, la réglementation citée s’appuie notamment sur la loi n°94-82 du 23 décembre 1994, le décret n°2018-850 du 11 mai 2018 et le décret n°2012-1116 relatif au diplôme de doctorat. La direction mentionne aussi le décret n°2026-1320 du 21 juillet 2026, qui modifie les règles relatives à la reconnaissance, au classement et à l’équivalence des diplômes.
Les diplômes délivrés hors du cadre réglementaire « ne sont reconnus ni au Sénégal ni à l’international », affirme la Direction générale de l’enseignement supérieur. Elle précise qu’aucun partenariat ou accord de coopération internationale ne permet de déroger aux règles nationales.
Les établissements concernés sont formellement mis en demeure d’arrêter immédiatement les délivrances en cause. Un manquement peut entraîner leur fermeture immédiate et des poursuites judiciaires, en plus de sanctions pénales pouvant notamment relever de l’exercice illégal d’une activité réglementée.
Les étudiants et les acteurs socioprofessionnels sont invités à la prudence avant une inscription en formation doctorale ou un recrutement fondé sur un tel diplôme. Ils doivent vérifier le statut de l’établissement et du programme auprès de la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’Autorité nationale d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur.
Dans un contexte où environ un tiers des 298 établissements privés recensés ne respecteraient pas pleinement les conditions d’agrément, cette nouvelle alerte intervient après une précédente menace de fermeture visant les structures non autorisées.
Les diplômes d’État de docteur en médecine, en pharmacie et en chirurgie dentaire délivrés par des établissements privés ne sont pas concernés.

