Après le communiqué du parquet de Dakar sur les enquêtes liées aux événements politico-judiciaires de 2021 à 2024, la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) salue un progrès dans le dossier. Son président, Denis Ndour, considère que le rappel de la poursuite des investigations est un signal positif, alors que le dossier a connu des lenteurs.
L’ampleur des faits rend ces enquêtes particulièrement sensibles : selon pressafrik, entre mars 2021 et février 2024, manifestations et affrontements meurtriers ont fait plus de 80 morts et des centaines de blessés, tandis que des actes de torture ont été dénoncés. Lucie Sané, coordonnatrice du collectif des familles de victimes et d’ex-détenus politiques, avance un bilan de 80 à 82 morts et réclame que les instigateurs soient identifiés. Le collectif salue les avancées annoncées par le parquet, mais demande que les investigations se poursuivent.
La satisfaction de la LSDH reste toutefois liée à la question de la loi d’amnistie générale, adoptée en mars 2024 pour les crimes et délits commis entre février 2021 et février 2024. Présentée comme une mesure d’apaisement, elle est contestée par des familles de victimes et des organisations de défense des droits humains, qui y voient un obstacle à l’établissement des responsabilités. Thierno Alassane Sall estime lui aussi que cette loi freine la justice et demande sa suppression.
Pour Denis Ndour, les enquêtes doivent aller jusqu’à leur aboutissement devant les tribunaux afin que la justice soit perçue comme impartiale. « On ne peut pas faire une justice sélective », a déclaré le président de la LSDH.
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Oui et je suis de Pastef.
Si les gens pensent que cela veut dire que les leaders du parti et des 2000 prisonniers politiques vont prendre leurs droits institutionnels et retourner en prison ils se trompent lourdement.