Gestion des engagements internationaux du Sénégal : L’outil de standardisation qui réorganise le travail de la Direction des droits humains

La gestion des engagements internationaux du Sénégal en matière de libertés fondamentales franchit un nouveau palier technique. Dans une optique de rationalisation administrative, la Direction des droits humains (DDH) s’est dotée d’un instrument de référence destiné à harmoniser les interactions avec les instances supranationales. Ce dispositif vise à combler les écarts dans la chaîne de traitement des dossiers sensibles.

Ce nouveau référentiel prend la forme d’un manuel de procédures spécifiquement conçu pour encadrer l’appel à contributions et l’élaboration des rapports soumis aux organes de traités. Selon les informations relayées par Kawtef, ce document a pour vocation première de servir de socle commun à l’ensemble des agents de l’administration. Il offre des instructions précises pour gérer les situations administratives complexes liées à la préparation des réponses gouvernementales, une tâche qui incombe techniquement au Conseil consultatif.

Au-delà de la simple compilation de règles, ce manuel répond à un impératif de préservation du savoir-faire de l’État. Il regroupe les opérations courantes concernant les procédures de réponse aux sollicitations des titulaires de mandat, tout en intégrant les contributions relatives à la consolidation de la paix et de la démocratie. Pour la Direction des droits humains, il s’agit d’un outil de capitalisation essentiel qui sécurise la mémoire institutionnelle et valorise l’expertise collective, évitant ainsi la déperdition d’informations lors des mouvements de personnel.

**Une expertise juridique au cœur du dispositif**

L’écosystème des droits de l’homme au Sénégal s’appuie également sur des profils techniques pointus à l’image de Malick Ba, actuel Secrétaire permanent de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Titulaire d’un doctorat en droit privé de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), ce juriste dispose d’un parcours marqué par l’enseignement et la réforme législative.

Avant d’occuper ses fonctions actuelles, M. Ba a été chargé de cours à l’École Internationale des Affaires (EIA) et à l’Institut Supérieur de Droit de Dakar (ISDD). Son expertise a notamment été sollicitée par le ministère de la Justice pour les travaux sur les réformes du droit OHADA au Sénégal. Il a également exercé en tant que Conseiller juridique pour le Millennium Challenge Account Sénégal II, consolidant ainsi une expérience administrative et académique mise au service des institutions nationales

Préface par Moustapha ka Président de l’OFNAC.
Auteur : Docteur Malick BA, secrétaire permanent de la Commission nationale des droits de l’Homme

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