Quelques mois après la Tabaski 2026, la question du financement de la filière ovine reste posée. Dans une tribune, Fatoumata Diop Bakhoum Diouf, administratrice du FONSTAB, et Dr Daouda Ndao, directeur national de Heifer International Sénégal, plaident pour une meilleure structuration de la filière et un accès renforcé au financement.
Pour la Tabaski 2026, les besoins avaient été estimés à 860 000 moutons, avec entre 250 000 et 300 000 têtes attendues à l’importation. Pour les deux auteurs, ces chiffres révèlent surtout « une demande considérable qui reste insuffisamment liée aux producteurs, aux capitaux et aux marchés du pays ».
L’initiative IMAM2 illustre cette volonté de rapprocher financement et production. Près de 700 bénéficiaires de six coopératives doivent bénéficier de 575,03 millions de FCFA, dont 421,75 millions facilités par Heifer International Sénégal. Leurs plans d’affaires concernent 559 exploitations et autant d’emplois permanents, notamment dans la reproduction ovine et l’embouche.
À l’échelle du programme, 189 municipalités, 959 groupements d’entraide et 30 coopératives dans 10 régions ont été accompagnés. Pour les auteurs, le financement doit cependant être accompagné d’un suivi et d’une formation adaptés. « Un crédit mal préparé peut fragiliser un ménage ; un crédit accompagné peut créer une entreprise », soulignent-ils.
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L’enjeu, écrivent-ils, dépasse désormais la seule couverture des besoins de la Tabaski. « La souveraineté alimentaire ne se gagnera pas par un acte réglementaire », estiment les deux responsables, qui appellent à renforcer la collaboration entre l’État, les institutions financières, les partenaires techniques, le secteur privé et les communautés afin de faire de la filière ovine « un moteur d’emplois ».





