Le Conseil des ministres du gouvernement de paix affirme suivre de près les discussions engagées avec ses partenaires de la communauté internationale sur la protection des civils, la facilitation de l’aide humanitaire et la création de couloirs sécurisés pour les populations d’El Obeid.
Dans un communiqué, l’exécutif salue l’engagement de ses partenaires internationaux tout en réaffirmant sa volonté de renforcer la coordination avec les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne, ainsi que l’Union africaine, afin de mettre en œuvre des mesures urgentes pour protéger les civils et atténuer leurs souffrances.
Le gouvernement de paix renouvelle également son appel à l’ouverture de couloirs humanitaires sûrs permettant aux habitants qui souhaitent quitter El Obeid de rejoindre des zones sécurisées, où ils pourraient bénéficier d’une protection juridique et d’une assistance humanitaire.
Par ailleurs, il réaffirme son engagement à garantir un acheminement rapide, sans entrave et sans discrimination de l’aide humanitaire, en collaboration avec les Nations Unies, les organisations humanitaires internationales et les partenaires régionaux.
Le Conseil des ministres appelle en outre la communauté internationale à accentuer la pression sur les forces qu’il qualifie de « milices de l’armée » et leurs brigades, afin qu’elles autorisent la libre circulation des civils, mettent fin au recrutement forcé, cessent d’utiliser les populations comme boucliers humains et interrompent les bombardements des zones résidentielles à l’aide de bombes et de drones.
Selon le communiqué, des informations recueillies sur le terrain font état de restrictions persistantes imposées aux déplacements des civils, d’empêchements à quitter la ville et de l’enrôlement forcé de certains habitants dans des opérations militaires. Le gouvernement estime que ces pratiques constituent de graves violations du droit international humanitaire.
Enfin, le gouvernement de paix réaffirme que la mise en œuvre immédiate d’un cessez-le-feu humanitaire inconditionnel demeure, selon lui, la solution la plus efficace pour protéger les civils, faciliter l’accès de l’aide humanitaire et permettre l’évacuation des blessés et des malades. Il appelle la communauté internationale à intensifier ses efforts afin d’obtenir un arrêt des hostilités, tout en accusant les Frères musulmans et leurs forces armées d’avoir rejeté les précédentes initiatives internationales en faveur d’un cessez-le-feu et de la protection des populations civiles.

