3 milliards de dollars : c’est le montant qu’Ecobank dit vouloir mobiliser pour soutenir les PME africaines dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine. L’annonce a été faite à Lomé, lors de la 3e édition de Biashara Afrika, un rendez-vous consacré à l’accélération du commerce intra-africain.
Pendant trois jours, la rencontre a réuni gouvernements, investisseurs, institutions financières, entreprises et PME autour des opportunités et des obstacles liés à la mise en œuvre de la ZLECAf. À cette occasion, Ecobank et le Secrétariat de la ZLECAf ont officialisé un protocole d’accord stratégique, destiné à faciliter les échanges commerciaux sur le continent et à contribuer à la réduction du déficit de financement du commerce africain.
Dans les déclarations rapportées par Mme Akue-Komlan à Togobreakingnews, le groupe bancaire panafricain entend élargir l’accès au financement pour les entreprises africaines, avec une attention particulière pour les PME, les jeunes entrepreneurs et les sociétés dirigées par des femmes. L’objectif affiché est de transformer le potentiel d’un marché africain de 1,4 milliard de consommateurs en débouchés économiques plus concrets.
Estelle Fafa Akue Komlan, directrice générale de Ecobank Togo, a aussi salué la tenue de ce forum au Togo. Elle a estimé que la récente suppression des visas d’entrée pour les ressortissants africains par le pays pouvait favoriser les déplacements des investisseurs, des entrepreneurs et des opérateurs économiques africains, dans l’esprit de l’intégration régionale portée par la ZLECAf.
Présent dans 34 pays africains, Ecobank compte s’appuyer sur son réseau, ses solutions financières et ses plateformes de paiement transfrontalier pour sécuriser les transactions entre entreprises du continent. La banque a également mis en avant plusieurs initiatives liées à l’industrialisation, à l’agriculture, à l’énergie et à la digitalisation des échanges commerciaux.
Parmi les dispositifs cités figure le programme « Ellever », conçu pour les entreprises dirigées par des femmes. Ce mécanisme prévoit des conditions de financement plus souples, ainsi que de la formation et un accompagnement adapté. Au-delà de cet accord, Biashara Afrika 2026 a aussi servi de cadre de discussion sur la sécurisation des transactions, le leadership, l’innovation numérique, le financement des entreprises et l’industrialisation en Afrique.
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