L’épidémie d’Ebola qui sévit en RDC et en Ouganda a provoqué l’annulation des grands rendez-vous africains prévus à El Alamein, en Égypte. Une décision qui interroge sur la capacité du continent à faire face collectivement aux crises sanitaires, analyse Financialafrik dans son éditorial.
Alors que l’OMS a décrété une urgence internationale le 17 mai 2026, avec 80 morts présumées, l’Égypte a choisi de renoncer aux sommets panafricains. Le variant Bundibugyo, sans vaccin disponible, alimente la propagation : au 30 mai, Africa CDC recensait 263 cas confirmés et 43 décès. À Mongbwalu, épicentre en RDC, plus de 900 cas suspects et 10 décès confirmés ont été rapportés par l’OMS.
L’éditorialiste Adama Wade souligne que cette décision égyptienne illustre les limites de l’intégration continentale : chaque État privilégie ses frontières plutôt qu’une réponse coordonnée. Pourtant, Africa CDC prévient qu’à défaut de coordination, l’Afrique risque une propagation accélérée. La tribune de son directeur, Jean Kaseya, dans le Financial Times, dénonce la dépendance aux financements extérieurs et l’insuffisance des moyens. Selon Financialafrik, cette situation met en lumière les faiblesses structurelles du système sanitaire africain.
Le numéro 131 de Financialafrik consacre également son dossier au Top 20 des cabinets d’avocats les plus influents d’Afrique et publie une enquête sur la campagne de l’ancien président sénégalais Macky Sall pour le secrétariat général de l’ONU.


