Dupont et Verlon : Les militaires présents lors de leur assassinat (Rfi)

Dupont et Verlon : Les militaires présents lors de leur assassinat (Rfi)

Rebondissement dans l’affaire Ghislaine Dupont et Claude Verlon, respectivement journaliste et technicien de Rfi. Rfi révèle que les forces spéciales françaises étaient présentes à Kidal, au Mali, lors de l’enlèvement puis l’assassinat de leurs confrères. contrairement à la version officielle.

Deux corps sans vie

Les militaires français partaient récupérer deux corps sans vie. Et ils le savaient déjà. Même si l’Armée française a toujours passé sous silence cette action. Et, officiellement, il est 14h25 (heure locale) lorsque les militaires français aperçoivent les corps au loin, 14h50 lorsqu’ils transmettent l’information à leur hiérarchie, après avoir procédé à la constatation du décès par un médecin militaire.

 La mort des journalistes connue bien avant…

Pourtant, selon les informations de RFI, la mort des collègues était connue bien avant l’arrivée des blindés de la force Serval. Et, ce  témoignage d’un responsable militaire onusien remet donc en question le récit présenté par l’Armée française. Puisqu’il atteste de la présence des forces spéciales, sans répondre à cette question fondamentale : que s’est-il passé entre l’enlèvement et l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ?

Source judiciaire

Une source judiciaire confie à RFI qu’elle avait l’impression que les militaires français cachaient des choses.  Ils réfléchissent 50 fois avant de parler. Et Rfi dit avoir contacté des sources au sein des services français de renseignement et de l’Armée qui sont aussi unanimes sur l’évidence de la participation des forces spéciales françaises que sur l’impact à leur attribuer, ou plutôt à ne pas leur attribuer.

Peut être, estime Rfi, la déclassification de documents militaires secrets-défense, en 2016, permettrait de voir plus qu’un bout de tunnel dans cette affaire.

Dupont et Claude Verlon

A rappeler que Dupont et Claude Verlon ont été assassinés près de Kidal, dans le nord du Mali, le samedi 2 novembre 2013, après avoir été enlevés en ville, au sortir d’une interview. Un acte revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

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