La Chine a officiellement exhorté, mercredi, les États-Unis à respecter le droit international en tant que base essentielle du règlement des différends mondiaux. Cette déclaration de la diplomatie chinoise survient en réaction aux propos du Président américain Donald Trump, qui a affirmé que seule sa « propre morale » constituait une limite à son pouvoir.
Lors d’un point de presse à Pékin, Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a souligné que le respect des règles établies par la Charte des Nations unies est impératif pour prévenir un retour à la « loi de la jungle ». Citant des propos rapportés par l’agence Anadolu, la diplomate a insisté sur le fait que le droit international demeure la « pierre angulaire de l’ordre international existant » et le garant de l’équité et de la justice.
Cette réaction fait suite à une interview accordée par Donald Trump au New York Times la semaine dernière. Interrogé sur les freins à son autorité, le chef de l’État américain a déclaré : « Oui, il y a une chose : ma propre morale. Mon propre esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter », ajoutant qu’il n’avait « pas besoin du droit international » tout en précisant ne pas chercher à nuire aux gens.
Les frictions entre les deux puissances ne se limitent pas à la rhétorique juridique. Dans un contexte où la Chine avait déjà promis de défendre ses intérêts face aux sanctions de Donald Trump liées au commerce avec l’Iran, Pékin rappelle aujourd’hui, sans nommer explicitement le dirigeant américain, que les grandes puissances doivent « montrer l’exemple » en assumant leurs obligations internationales.