Le président américain Donald Trump a annoncé avoir obtenu des concessions majeures dans le cadre des pourparlers de cessez-le-feu avec l’Iran, dont la reprise est espérée ce dimanche. Ces déclarations interviennent alors que plusieurs points de désaccord subsistent entre Washington et Téhéran sur les conditions d’une paix durable.
Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a affirmé que l’Iran avait accepté d’ouvrir définitivement le détroit d’Ormuz à la navigation. Toutefois, selon les informations rapportées par Al Jazeera, Téhéran n’a autorisé le passage des navires commerciaux que pour la durée de l’actuelle trêve de dix jours. Un haut responsable militaire iranien a également précisé que seuls les bâtiments non militaires, disposant d’une autorisation expresse de la marine des Gardiens de la Révolution, seront autorisés à transiter. Le maintien du blocus naval américain dans le Golfe, exigé par Donald Trump jusqu’à la conclusion d’un accord définitif, est par ailleurs perçu par l’Iran comme une violation du cessez-le-feu.
Le sort du programme nucléaire iranien demeure l’un des principaux points de friction. Le dirigeant américain a déclaré que les États-Unis récupéreraient l’intégralité des réserves d’uranium extraites des sites bombardés en juin 2025. Le correspondant d’Al Jazeera à Téhéran révèle qu’aucune confirmation n’a été émise par la partie iranienne concernant un tel engagement. Les sources locales indiquent que la question de l’enrichissement d’uranium ne sera abordée qu’à la toute fin des négociations.
Concernant les fronts annexes du conflit, Donald Trump a adopté une position ferme à l’égard de son allié israélien. En marge de la pause de dix jours actuellement en vigueur, le président a déclaré que l’armée israélienne était désormais formellement « interdite » par les États-Unis de poursuivre ses bombardements au Liban.
Enfin, Washington a salué le rôle de médiation joué par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Pakistan. À l’inverse, Donald Trump a publiquement rejeté une offre d’assistance de l’OTAN concernant la reprise du trafic maritime. Qualifiant l’alliance de « tigre de papier », il lui a intimé l’ordre de se tenir à l’écart de la région, alors même que des initiatives diplomatiques ont été déployées ces dernières semaines pour tenter de sécuriser les voies maritimes stratégiques dans le Golfe.