Donald Trump refuse de prolonger la trêve avec l’Iran et désigne les installations civiles qu’il menace de cibler

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé mardi son opposition à la prolongation de la trêve de deux semaines avec l’Iran, qui arrive à expiration ce mercredi. Cette déclaration intervient alors que des négociations doivent se tenir au Pakistan, dans un contexte de tensions maritimes persistantes.

Dans une interview accordée à la chaîne CNBC, Donald Trump a affirmé qu’il ne souhaitait pas accorder de délai supplémentaire pour les discussions. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le chef d’État américain a souligné que les représentants iraniens, attendus aux pourparlers, disposent de très peu de temps pour parvenir à un accord. Il a laissé entendre que le conflit pourrait reprendre en cas d’échec des tractations.

Malgré les incertitudes entourant ces négociations, Donald Trump a prédit que Washington et Téhéran parviendraient à une entente, estimant que les Iraniens n’ont « pas le choix » après la destruction de leur marine, de leur armée de l’air et l’élimination de leurs dirigeants. Si aucun accord n’est trouvé, il a averti que l’armée américaine est « totalement prête » à reprendre les hostilités. Il a ainsi menacé de cibler des infrastructures civiles en Iran, mentionnant explicitement les ponts, les centrales électriques et les stations d’eau. Il a justifié ces cibles en affirmant que les ponts sont utilisés pour le déplacement des armes et des missiles. De son côté, l’Iran maintient sa position et refuse de négocier sous la menace.

Sur le terrain, bien que les combats directs aient été suspendus, la trêve a été fragilisée par l’offensive israélienne au Liban et le blocus d’Ormuz. Téhéran, qui exigeait l’inclusion du Liban dans l’accord, avait rouvert le détroit stratégique suite à l’annonce d’un cessez-le-feu libanais. Toutefois, face au maintien du blocus américain sur ses ports, la République islamique a refermé le passage maritime moins de 24 heures plus tard. Les forces américaines ont également saisi au moins un navire battant pavillon iranien, une action qualifiée de piraterie par les autorités iraniennes.

Lundi, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les États-Unis porteraient l’entière responsabilité des conséquences de cette escalade. Parallèlement, la fermeture du détroit d’Ormuz continue d’impacter le marché mondial de l’énergie. Aux États-Unis, le coût du carburant pour les consommateurs a enregistré une hausse de plus de 25 % depuis le début du conflit, bien que Donald Trump ait assuré à CNBC que Washington contrôle « totalement » cette voie navigable stratégique.

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