Près d’un siècle après le dernier exercice de ce type, le délégué général aux Affaires religieuses, Dr Djim Ousmane Dramé, appelle à établir une nouvelle cartographie des daaras et à en faire un recensement exhaustif.
Le recensement des daaras au Sénégal permettrait de mieux connaître leur nombre, leur localisation, les effectifs d’élèves et les conditions de l’enseignement coranique. Ces données manquent pour orienter les ressources publiques et repérer les besoins en infrastructures ou en formation des maîtres coraniques.
Cette démarche s’inscrit dans un effort plus large de connaissance des institutions religieuses du pays. En visite auprès de dignitaires de la communauté soninké au Centre islamique pour l’appel au Coran et à la Sounah, à la Médina, Dr Dramé a annoncé, avec l’ANSD, une cartographie des lieux de culte destinée à dénombrer mosquées, églises et imams. Le travail mené par le ministère de l’Éducation sur les daaras sert de modèle à cette initiative.
Dans ses propos rapportés par leral, Dr Dramé présente le recensement des daaras comme un préalable à une réforme du secteur. Il pourrait aussi éclairer les décisions sur leur encadrement, leur éventuelle intégration aux politiques éducatives nationales et les conditions de vie et d’apprentissage des talibés.
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La question concerne ces écoles coraniques traditionnelles, qui accueillent de nombreux enfants à travers le pays et occupent une place dans le système éducatif sénégalais, parallèlement à l’enseignement formel.
Dr Djim Ousmane Dramé s’exprimait en qualité de chercheur.




