À Ziguinchor, lors de la 24e commémoration du naufrage du Joola, le maire Djibril Sonko a rendu hommage aux victimes et exprimé sa compassion aux familles et aux rescapés. Selon exclusif, le bilan officiel fait état de 1 863 morts, dont 971 originaires de la région. Conçu pour environ 500 voyageurs, le navire transportait une charge qui dépassait ses limites.
La cérémonie était placée sous le thème des reliques du Joola pour le mémorial-musée. Djibril Sonko a défendu la demande des familles de retrouver les restes de leurs proches ou des objets leur ayant appartenu. Il estime que l’État doit agir et a déclaré que « le renflouement du Joola » doit compter parmi les priorités de l’action publique. La transmission de cette tragédie passe aussi par le rappel des défaillances qui ont aggravé son bilan : le naufrage s’est produit vers 23 heures, mais la Marine nationale n’a été alertée qu’à 7 heures et les secours ne sont arrivés qu’à 18 heures. Le maire a appelé l’État, les collectivités, les associations de victimes, les familles et les rescapés à unir leurs efforts autour du mémorial.
Dans son discours, le maire a également estimé que toutes les leçons du naufrage n’avaient pas été tirées. Il a notamment dénoncé les pratiques de surcharge et le non-respect des règles dans certains secteurs du transport, appelant à une prise de conscience collective.
Djibril Sonko a ensuite interpellé le gouvernement sur les besoins de la Casamance. Il a demandé un accompagnement renforcé pour les familles déplacées revenues dans leurs villages, ainsi que des efforts accrus pour le désenclavement routier, aérien et maritime. Il a aussi plaidé pour la relance des activités économiques et sociales, l’installation d’unités de transformation des produits agricoles et locaux et l’accélération du projet d’agropole.
Le pont Émile Badiane a constitué l’autre point d’alerte. Djibril Sonko a jugé que la dégradation avancée de l’ouvrage représentait un risque permanent et demandé que sa reconstruction devienne une priorité de l’État dans la région. L’urgence nourrit aussi la mobilisation locale : le collectif « L’Heure est Grave pour la Casamance » voulait organiser une marche pacifique le 26 septembre 2026 pour dénoncer la lenteur des travaux, mais le préfet Latyr Diaye l’a refusée parce qu’elle coïncidait avec la commémoration du naufrage du Joola. Les procédures de marché sont bouclées et l’enveloppe du projet inscrite dans la loi de finances ; le démarrage reste toutefois conditionné aux marges budgétaires disponibles.
Le maire a enfin réclamé la poursuite et l’intensification des opérations de déminage afin de sécuriser les zones concernées et de favoriser le retour durable des populations.





Personne ne peut remonter ce bateau jeune homme. Tu ne le connais pas assez. L’ancien Ministre de l’environnement et spécialiste des questions sous-marines a été le seul Sénégal à descendre visiter ce Joola. Lorsqu’il est descendu, il a prononcé ses mots » Laissez le Joola là où il est ! » . Que la Presse aille l’interviewer au lieu donner la parole à ceux qui n’ont pas connu le Joola et son histoire en 2002. Bcp étaient jeunes et ce sont les plus bavards.