À Ziguinchor, le 26 septembre 2026, le maire Djibril Sonko a profité de la commémoration du naufrage du Joola pour interpeller l’État sur le pont Émile Badiane. La journée était aussi marquée par la marche pacifique que le collectif « L’Heure est Grave pour la Casamance » voulait organiser pour dénoncer la lenteur du démarrage des travaux, selon dakaractu. Le préfet Latyr Diaye l’a refusée en raison de la coïncidence avec la commémoration.
Djibril Sonko estime que la reconstruction du pont doit devenir une priorité. La dégradation avancée de l’ouvrage expose les populations à des risques et menace les échanges économiques, a-t-il alerté. Les procédures de marché sont bouclées et l’enveloppe du projet est inscrite dans la loi de finances, mais le démarrage reste conditionné aux marges budgétaires disponibles. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a par ailleurs annoncé la tenue d’un Conseil interministériel à Ziguinchor en novembre pour évaluer le Plan Diomaye pour la Casamance.
Lors de la cérémonie, présidée par le Premier ministre, le maire a rendu hommage aux victimes du naufrage du 26 septembre 2002. Il a rappelé le bilan officiel d’au moins 1 863 morts et souligné que les familles restent confrontées à la douleur de la perte de leurs proches.
Le thème de cette commémoration portait sur les reliques du Joola. Djibril Sonko a défendu le droit des familles à retrouver les restes de leurs proches ou des objets leur ayant appartenu, afin de pouvoir faire leur deuil. Il a aussi dénoncé la persistance de la surcharge et le non-respect des règles de sécurité dans certains secteurs du transport.
Le maire a demandé à l’État de renforcer l’accompagnement des populations déplacées qui regagnent leurs villages, de poursuivre le désenclavement de la Casamance et de relancer les activités économiques. Il a également plaidé pour le développement d’unités de transformation des produits locaux et la poursuite du déminage.
Djibril Sonko a enfin demandé l’accélération du projet d’agropole.





