Une mission du Fonds monétaire international (FMI) a séjourné à Djibouti du 11 au 15 janvier 2025 afin d’évaluer les perspectives macroéconomiques du pays. Sous la direction d’Esther Pérez Ruiz, l’institution de Bretton Woods a dévoilé des projections optimistes pour l’année en cours, anticipant une croissance robuste malgré un contexte régional marqué par des tensions latentes.
Selon les informations rapportées par Agence Afrique, l’activité économique djiboutienne devrait enregistrer une progression de 6,5 % en 2025. Cette dynamique est principalement portée par le secteur portuaire, véritable poumon économique du pays, ainsi que par les performances des secteurs de la construction, des transports, des télécommunications et du commerce de détail. Les perspectives à moyen terme demeurent également favorables, avec une croissance estimée autour de 6 % à partir de 2027. Ces prévisions s’appuient sur l’expansion du marché éthiopien et les grands projets d’infrastructure prévus chez le voisin, qui devraient stimuler la demande pour les services logistiques de Djibouti.
Sur le plan des indicateurs financiers, l’inflation a connu une baisse significative, passant de 2,1 % en 2024 à un taux nul en 2025. Parallèlement, le déficit budgétaire devrait se contracter pour s’établir à environ 0,7 % du PIB cette année. Cette amélioration reflète une maîtrise des dépenses publiques, compensant des recettes inférieures aux prévisions initiales. L’objectif affiché par le gouvernement est d’atteindre l’équilibre budgétaire dès 2026.
Toutefois, la mission du FMI a souligné la nécessité de rester vigilant face aux risques extérieurs, notamment la rivalité portuaire et l’instabilité régionale. L’institution encourage les autorités à renforcer l’assainissement des finances publiques pour dégager des excédents budgétaires et à consolider les réserves de la banque centrale. Conformément au Plan national de développement 2025-30, des investissements accrus dans la santé et l’éducation sont recommandés pour diversifier l’économie et favoriser la création d’emplois.