Comment les journalistes peuvent-ils contribuer à prévenir la diffusion des discours extrémistes sans amplifier la peur ? À la clôture d’une formation consacrée aux médias numériques et aux discours de haine, le capitaine de vaisseau Ibrahima Sow les a appelés à renforcer la résilience des populations.
Organisée par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), en collaboration avec la Coalition islamique militaire pour la lutte contre le terrorisme (CIMCT), la formation devait, selon lui, déboucher sur des changements concrets dans les rédactions. Le responsable a insisté sur l’utilisation des connaissances acquises pour traiter les sujets liés au terrorisme et à l’extrémisme.
Le capitaine de vaisseau estime que la lutte antiterroriste se joue aussi dans les médias et sur les réseaux sociaux, où circulent des récits extrémistes. L’appel aux journalistes à devenir des acteurs de la résilience sociale résume l’orientation qu’il leur a proposée. LII Quotidien rapporte également qu’il les a invités à solliciter la Dirpa lorsqu’ils traitent une information concernant les Armées, afin de limiter les approximations sur ces sujets sensibles.
Le séminaire s’inscrit dans une initiative lancée le 29 septembre 2026 par la CIMCT et le ministère des Forces armées. La formation, programmée du 28 septembre au 2 octobre, réunissait 38 journalistes et professionnels des médias autour de la production de contenus favorables à la modération, à la tolérance et à la paix.
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Au nom des participants, Maïmouna Diallo a plaidé pour que les journalistes apprennent à repérer les mécanismes de manipulation et déconstruisent les messages qui divisent les communautés. Elle a aussi mis en avant le dialogue inclusif et l’écoute mutuelle. La formatrice Bahija Belmabrouk a appelé les participants à contribuer à la déconstruction des récits des groupes extrémistes et à élaborer des stratégies de riposte.



