À dix jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse, Bassirou Diomaye Faye reconnaît les contraintes budgétaires liées à l’organisation de l’événement au Sénégal.
Le président indique que les dépenses engagées suscitent des objections. Il précise que les arbitrages sont discutés au sein du gouvernement et que les autorités doivent composer avec les finances publiques, alors que le Sénégal doit aussi répondre aux urgences économiques et sociales dans le prolongement d’un programme de 1 243 milliards de francs CFA conclu avec le Fonds monétaire international.
Le chef de l’État a demandé au gouvernement de renforcer la lutte contre la vie chère et de mieux prendre en charge le pouvoir d’achat des ménages, la régulation des loyers, la santé, l’emploi et la relance de l’économie. Ces priorités rendent d’autant plus sensible la question de l’usage des fonds consacrés aux Jeux : les investissements doivent convaincre qu’ils peuvent produire des bénéfices durables, sans détourner l’attention des besoins immédiats.
Xalima rapporte, à partir d’un entretien accordé au quotidien Le Soleil, que le chef de l’État défend les investissements au-delà de leur coût immédiat. Le financement des Jeux olympiques doit, selon lui, contribuer au développement des infrastructures sportives, des compétences professionnelles et des perspectives économiques pour les jeunes. Il a également appelé à densifier la carte sanitaire et à assurer la réussite des Jeux olympiques de la jeunesse, deux objectifs qui illustrent la nécessité de concilier équipements durables et urgences collectives.
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Plusieurs questions demeurent autour des équipements : quelle part des dépenses leur sera consacrée, combien coûtera leur entretien et quelles retombées auront-ils sur l’emploi et l’économie locale ? Les passages examinés de l’entretien ne donnent pas de bilan financier détaillé pour évaluer ces perspectives.
Bassirou Diomaye Faye évoque la possibilité de faire émerger une véritable industrie du sport, capable de générer des activités et des emplois au-delà de la compétition. L’enjeu est de transformer les investissements des Jeux en retombées concrètes, alors que les besoins en matière de pouvoir d’achat, de santé et d’emploi pèsent aussi sur les choix budgétaires.





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