À l’occasion de la remise des distinctions aux meilleurs élèves du Concours général 2026 ce jeudi à Dakar, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a célébré l’excellence scolaire tout en réaffirmant la place centrale de l’éducation dans la construction du Sénégal de demain. « La véritable richesse d’une nation, c’est son école ».
Pour le chef de l’État, le Concours général constitue bien plus qu’une compétition académique. « Chaque année, le concours général offre à la République l’un de ses plus beaux rendez-vous, la fête de l’excellence scolaire », a-t-il déclaré, saluant un moment où le pays célèbre « ce qui fonde véritablement la grandeur des nations, à savoir le savoir, l’effort et le mérite ».
Selon Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations scientifiques, technologiques et géopolitiques, la jeunesse demeure le principal levier de développement.
« Aucune nation ne peut durablement prospérer sans placer l’intelligence de sa jeunesse au premier rang de ses priorités », a-t-il insisté.
Soixante ans d’histoire et de mémoire éducative
Cette édition du Concours général revêt une dimension particulière avec la célébration du soixantième anniversaire de cette institution scolaire.
Le président a voulu inscrire cet anniversaire dans une démarche de transmission, à travers notamment la publication d’un ouvrage commémoratif retraçant « cette aventure intellectuelle et humaine ».
Une exposition dédiée à l’histoire du Concours général vient également prolonger cette célébration.
Pour le chef de l’État, elle rappelle que derrière chaque distinction se trouvent « un travail acharné, des enseignants dévoués, des familles engagées et une République qui n’a jamais cessé de croire à l’excellence de son système éducatif ».
Félicitant les lauréats de l’édition 2026, Bassirou Diomaye Faye a affirmé que « dans le Sénégal que nous bâtissons, le mérite demeurera toujours la voie la plus noble de l’élévation individuelle et du progrès collectif ».
Former des citoyens, pas seulement des diplômés
Le président a également rendu hommage au docteur Papa Fary Seye, professeur d’histoire et de géographie au lycée d’enseignement général de Diourbel, qui a prononcé le discours d’usage.
Il a salué un enseignant incarnant « cette lignée d’enseignants qui donne à leur métier bien plus que ce que leur métier exige ».
Pour Bassirou Diomaye Faye, l’école ne doit pas uniquement préparer aux examens. « Elle prépare une civilisation, elle façonne un citoyen, elle décide du silence de l’avenir », a-t-il souligné, mettant en avant la vocation éducative, civique et morale du système scolaire.
Les Jeux olympiques de la jeunesse, un héritage éducatif
Le président a également placé cette cérémonie sous le signe d’un événement historique : l’organisation prochaine, pour la première fois en Afrique, des Jeux olympiques de la jeunesse au Sénégal.
Au-delà de la dimension sportive, il estime que cette manifestation porte un message éducatif et citoyen. « Cet événement porte un idéal, celui d’une jeunesse formée à l’excellence, au respect et à l’amitié », a-t-il déclaré.
Cette vision rejoint, selon lui, les ambitions de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050.
Le thème du Concours général 2026, « Le Sénégal à l’heure des Jeux olympiques de la jeunesse, refonder le sens du bien commun à l’école des valeurs olympiques », traduit cette volonté de former des citoyens responsables.
« Non pas seulement un citoyen compétent, mais un citoyen responsable », a martelé le chef de l’État, estimant que le véritable héritage des Jeux olympiques de la jeunesse sera « éducatif, civique, culturel, moral et intergénérationnel ».
Hommage à Awa Marie Coll Seck, symbole d’excellence
La marraine de cette édition, le professeur Awa Marie Coll Seck, a également reçu les éloges du président de la République. Il a salué le parcours d’une scientifique et d’une femme engagée au service de l’intérêt général.
« Votre parcours est un hommage rendu à l’intelligence, à la rigueur scientifique et au service de l’intérêt général », a déclaré Bassirou Diomaye Faye, rappelant son parcours de médecin, universitaire, chercheuse, académicienne et ancienne ministre de la Santé.
« L’excellence ne vaut que par les usages que l’on en fait ».
L’école, première infrastructure stratégique du Sénégal
Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé que l’éducation constitue le socle de la transformation nationale.
Les choix opérés aujourd’hui dans ce domaine détermineront, selon lui, « la place que notre pays occupera demain parmi les grandes nations de savoir, d’innovation et de progrès ».
Évoquant l’Agenda Sénégal 2050, il a estimé que celui-ci dépasse la seule dimension économique et représente « une ambition de civilisation ».
Le président Faye a ajouté à son discours par une conviction forte : « La première infrastructure stratégique d’une nation n’est ni une route, ni un port, ni un aéroport. La première infrastructure stratégique d’une nation est son école ».
Pour Bassirou Diomaye Faye, l’histoire retiendra que le Sénégal du XXIe siècle aura compris que « la plus grande richesse d’une nation ne se trouve ni dans son sous-sol, ni dans ses infrastructures », mais dans l’intelligence et le potentiel de sa jeunesse.
