Le nombre de contrats de travail enregistrés au Sénégal est passé de 77 870 en 2024 à 78 231 en 2025, soit une hausse de 0,46 %, a annoncé vendredi Bassirou Diomaye Faye à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des travailleurs.
Recevant au palais de la République les cahiers de doléances des organisations syndicales, le chef de l’État a estimé que cette progression, enregistrée par les inspections du travail et de la sécurité sociale, traduit « la résilience de l’économie » sénégalaise malgré les tensions actuelles.
Bassirou Diomaye Faye a assuré que l’État poursuivra ses efforts pour améliorer l’environnement des affaires, faciliter l’accès au financement et soutenir la croissance des entreprises.
Dans le même temps, il a exhorté les employeurs à respecter scrupuleusement leurs obligations sociales et fiscales, rappelant que la protection des droits des travailleurs et le respect des normes du travail restent des exigences fondamentales.
L’art de mentir !!!!
Le gars est toujours satisfait de lui-même 🤣🤣🤣🤣
Derrière la froideur des chiffres annonçant fièrement un passage de 77 870 contrats en 2024 à 78 231 en 2025, se cache une imposture intellectuelle révoltante.
Brandir une hausse de 0,46 % relève de la gesticulation statistique et d’une volonté manifeste de maquiller un bilan par le vide.
Il faut appeler les choses par leur nom : c’est de la malhonnêteté pure et simple.
En privilégiant le pourcentage à la réalité comptable, Dioumaye Yoroul Foulah tente de donner une épaisseur factice à ce qui n’est qu’une stagnation chronique. La réalité, dépouillée de ses artifices de communication, est humiliante : seuls 361 malheureux contrats ont été créés sur toute l’étendue du Sénégal.
Tenter de travestir ce chiffre dérisoire en « progression » n’est plus de l’optimisme, c’est de l’insulte à l’intelligence des Sénégalais et un mépris flagrant pour la détresse sociale du pays.
Additionner ces miettes: 0,46 % puis 0,54 % (le centième du pourcentage de votants comme par hasard) pour atteindre un maigre 1 % relève presque de la comptabilité symbolique. On est à des années lumière des 54 % de citoyens qui ont voté pour un changement profond.
Pour répondre à une telle attente, il faudrait multiplier ces résultats jusqu’à les rendre méconnaissables. Autant dire que la tâche qui s’annonce est colossale.