Retournement de veste ou realpolitik au sommet de l’État ? Le discours sur la fameuse « dette cachée » léguée par le régime de Macky Sall est en train de prendre un virage à 180 degrés au sein de la mouvance présidentielle, avec Aldiouma Sow en première ligne.
Le ministre-conseiller et secrétaire général adjoint chargé des élections de la coalition Diomaye Président vient de publier une tribune qui fait jaser. Il y oppose désormais deux visions : d’un côté, une démarche « frontale, électoraliste et éminemment politicienne » qui s’est acharnée sur l’expression « dette cachée » ; de l’autre, la méthode du président Bassirou Diomaye Faye, saluée comme un « exercice de vérité » technique et transparent visant à rassurer les partenaires internationaux du Sénégal.
Pourtant, cette posture d’apaisement tranche radicalement avec le passé récent d’Aldiouma Sow. Pas plus tard que le 24 mars 2026, au micro de Radio Sénégal, le même responsable politique tirait à boulets rouges sur l’ancien pouvoir, affirmant haut et fort que le gouvernement sortant s’était endetté « en dehors du cadre réglementaire et sans informer l’Assemblée nationale ». Il s’était même indigné de l’explosion de la dette publique (passée de 1 122 milliards en 2012 à plus de 24 000 milliards de FCFA), clamant que ces audits prouvaient l’enrichissement illicite de l’entourage de Macky Sall.
Cette volte-face ne doit rien au hasard. Elle ressurgit en pleine période de turbulences et de divergences affichées entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Pour les observateurs et l’opposition, ce changement de ton d’Aldiouma Sow expose au grand jour les contradictions internes d’un pouvoir qui tente désormais de lisser son discours après avoir soufflé sur les braises de la contestation.
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— 𝐀𝐡𝐦𝐚𝐝𝐨𝐮 𝐢𝐛𝐧 𝐑𝐨𝐱𝐚𝐲𝐚🤍 (@AhmadouRoxaya) June 19, 2026
À quel Aldiouma se fier ?. pic.twitter.com/5qvM71eOqK



Mome kham kham la amoul moye liko gueuna sonal….Mouno wakh li demb nieupe dekk la ngua beugua wakh lenene. Il vaut mieux faire des erreurs et etre credible que de ne pas etre credible du tout en politique. Diomaye ak ay nittam amou niou credibilites.
Seul OS peut faire du wax waxéet, les autres non?
ce aldiouma sow nous chier qu il aille amener ses vaches chercher a manger le president diomaye doit se debarrasser de ces energumenes aminata toure et ce traotre de aldiouma sow il ne lui rapporteront rien
HEY ALJUMA SOW, DEUNGA NEK SAMA MBOKKI JOULITE CI LIMA YAKKAR, MA YENÉ LA LOU BAKH , MOUDJI BOU RAFETE.
SETAL CI YALLAH , KHALATAL YAWMAL KHYAM. ADDUNA DOU KEUR , NGOUR LOUMOU YAGG YAGG DEY DIEKH.
LIGUEYE REW POUR DÉVELOPPER ÉCONOMIQUEMENT DIAROUL KHASSTÉ , DIAROUL SAGGA, DIAROUL LENE. LOUDOUL JUBB JUBBAL JUBBANTY. YALLAH KHAMNA LEUP
La polémique autour de la « dette cachée » du Sénégal continue d’alimenter le débat public, notamment après la sortie de l’ancien président de la Cour des comptes, Mamadou Faye, qui affirme qu’aucune mention de « dette cachée » ne figure dans le rapport de l’institution, dont la publication est attendue prochainement. Pourtant, le FMI a confirmé une sous-déclaration d’environ 5 milliards de dollars de dette entre 2019 et 2024. Si le constat d’une sous-évaluation du stock de la dette semble désormais établi, la question des responsabilités demeure entière. Et, avec elle, le débat politique, économique et judiciaire qui continue de diviser l’opinion.
Le passage de Edouard Gemayel, chef de mission du FMI, à TV5MONDE, résume la position du FMI à l’issue de sa mission de mars 2025.
Le FMI a estimé qu’environ 5 milliards de dollars de dette n’avaient pas été correctement déclarés entre 2019 et 2024. Selon le chef de mission du FMI, Édouard Gemayel, il y a eu une « décision consciente de sous-estimer le stock de la dette », ce qui aurait permis au Sénégal d’afficher un niveau d’endettement plus faible et d’emprunter à des conditions plus avantageuses.
Cette conclusion allait dans le même sens que les constatations de la Cour des comptes. À la suite de ces révélations, le programme du Fonds monétaire international de 1,8 milliard d’euros avait été suspendu, dans l’attente de mesures correctives et d’un rétablissement de la fiabilité des finances publiques.
C’est pourquoi, dans le débat actuel au Sénégal, il est important de distinguer deux questions :
L’existence d’une sous-déclaration de la dette. Le FMI a confirmé qu’il y avait bien eu une sous-évaluation du stock de la dette et a repris ce constat dans ses échanges avec les autorités sénégalaises.
Les responsabilités individuelles ou pénales : le FMI ne désigne pas les personnes qui seraient juridiquement responsables. Cette question relève des institutions sénégalaises, notamment de la justice, des organes de contr