Désignation du nouveau guide suprême en Iran : la prédiction radicale de Donald Trump sur son avenir

L’élection de Mojtaba Khamenei à la tête de la République islamique d’Iran, en remplacement de son père assassiné, a provoqué une vive réaction à Washington. Le président américain Donald Trump a publiquement exprimé son mécontentement face au choix acté par l’Assemblée des experts iranienne.

Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, Donald Trump a affirmé ne pas être satisfait de la nomination du nouveau guide suprême de 56 ans. Le locataire de la Maison-Blanche avait préalablement exigé d’être impliqué dans ce processus de succession, espérant que Téhéran suive une trajectoire similaire à celle du Venezuela pour répondre aux exigences américaines.

Face au maintien de la décision iranienne, le président américain a qualifié cette nomination de « grave erreur » et a laissé entendre que le nouveau dirigeant pourrait subir le même sort que son père. « Je ne sais pas si cela va durer », a-t-il déclaré. Une ligne partagée par ses soutiens, à l’image du sénateur républicain Lindsey Graham, qui a estimé sur le réseau social X que ce n’était qu’une « question de temps » avant que Mojtaba Khamenei ne connaisse une fin identique à celle d’Ali Khamenei.

À Téhéran, ces déclarations ont été accueillies par des railleries. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a rétorqué que le destin du pays serait décidé par les Iraniens eux-mêmes, et non par la « bande de Jeffrey Epstein », en référence aux liens passés de Donald Trump avec le défunt financier. Ryan Costello, directeur politique du National Iranian American Council (NIAC), souligne auprès d’Al Jazeera que la pression américaine a probablement renforcé la candidature de Mojtaba Khamenei, le système iranien cherchant à affirmer sa souveraineté face aux injonctions extérieures.

Ce bras de fer politique s’inscrit dans un contexte militaire ininterrompu. Depuis les frappes conjointes américano-israéliennes du 28 février, qui ont coûté la vie à Ali Khamenei et à plus de 1 250 personnes, le conflit s’est étendu. L’Iran a répliqué par de multiples tirs de missiles et de drones, ciblant des installations énergétiques et parvenant à bloquer le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour le commerce mondial du pétrole.

Malgré la fermeture du détroit et la flambée historique des cours du brut, Donald Trump maintient son exigence d’une « reddition inconditionnelle » de l’Iran. Il assure que l’offensive militaire avance « très en avance sur le calendrier » et que Téhéran n’a « plus rien » sur le plan stratégique.

Cette évaluation est toutefois contestée par l’opposition démocrate aux États-Unis. Le parlementaire américain Jake Auchincloss a notamment reproché au président d’avoir simplement remplacé « un dictateur de 86 ans par un dictateur de 56 ans », redoutant que le nouveau guide suprême n’intensifie les attaques régionales et n’accélère le programme nucléaire iranien.

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