Oui. Nous comprenons tous l’engagement que certains directeurs généraux, directeurs nationaux et cadres dans la haute administration manifestent au président Ousmane sonko. D’autres font la même chose envers le président de la république. Cette marque de fidélité, personne n’a plus besoin de le crier sur tous les toits. Mais je pense qu’il ne faut pas démissionner.
Et je vais invoquer des raisons politiques et administratives, après avoir esquissé un peu quelques appréciations d’ordre général. Directeurs généraux, nationaux et cadres de Pastef dans des postes stratégiques, il ne faut pas démissionner. Parce que le parti vous avait choisi selon vos compétences et selon la confiance de monsieur le président de la république et de son premier ministre d’alors, le président Ousmane sonko. Maintenant le président de la république peut, selon ses prérogatives constitutionnelles, se séparer de vous. Mais dans tous les cas c’est le parti qui perd. Parce que nous ne devons pas entrer en guerre contre le président de la république. Il est de Pastef et c’est le parti qui l’a choisi. C’est le parti qui l’a porté au pouvoir. C’est le projet qu’il met en œuvre. Et il est accompagné par tous les sénégalais qui ont justifié d’un engagement patriotique et d’une compétence avérée, avec pour la plus part, des membres du parti.
Mais mieux encore, nous n’avons pas élu le président Bassirou diomaye Faye, nous n’avons pas élu le président Ousmane sonko. A Pastef, nous avons élu un duo. Deux amis qui se complètent. C’est nous qui avons dit « sonko moye Diomaye, Diomaye moye sonko ». Ne nous laissons pas emporter par nos émotions. Le bilan, d’ici 2029, sera le bilan de Pastef, bon ou mauvais. Ce ne sera pas le bilan de diomaye ni celui de sonko. Ce sera le bilan de Pastef. Le bilan du Duo. Donc réfléchissons et agissons avec raison. Nous avons accompli beaucoup de très bonnes choses. Continuons, continuez, pour qu’au soir de 2029, on puisse dire « voici ce que nous avons réalisé ».
D’autre part, pour l’administration sénégalaise, ce sera un recul extraordinaire, une catastrophe car tout ce qui a été fait sera annihilé et repris. Cela dépend du président de la république. Soit il s’inscrit dans la continuité du projet, soit il acte la rupture. Dans ce cas, nouveau premier ministre, nouveaux ministres, nouvelle vision, nouvelle équipe, nouvelles stratégies. C’est clair. Il faudra tout reprendre : la vision qui sera déclinée et orientations stratégiques (lettre de politique sectoriel ou lettre de politique de développement), elles même déclinées dans des documents de planification (plans, horizons temporaire, chronologie, budget, etc.), bref c’est tout ça qu’il ne faudrait reprendre au niveau de l’administration qui, je vous le rappelle est exsangue à cause de la rareté des ressources. Et tout sera à recommencer. On aura encore deux ou trois ans à se pencher sur des avancées que nous avions déjà obtenues, avec le risque progressif de la baisse de qualité dans la production de documents administratifs. Et avec des personnes nommés qui pensent qu’ils vont réinventer l’administration et venir en messie. Or, dans l’administration sénégalaise, on n’aime pas les messies. Parce que les messies, c’est nous les agents à la base. La rupture et l’abandon de poste ne sont donc pas conseillés. Les nouvelles autorités viendront avec de nouvelles personnes, certains seront licenciés, d’autres remerciés pour caser d’autres personnes, du très bon travail sera jeté à la poubelle dans la mesure où chacun voudra proposer et imposer ses propres visions, bref il faudra tout reprendre. Il faut rester et continuer le travail. Sauf peut etre si le président lui-même décide de se séparer de vous.
C’EST PAS NOUS QUI AVONS DIT SONKO MOY DIOMAYE, DIOMAYE MOY SONKO, ON A FAIT QUE REPETER CE QUE NOTRE LEADER SONKO A DIT LE PREMIER.
ET MR KHOUDIA EST CE LE PROJET DE PASTEF EST OEUVRÉ, NON.
JE NE PENSE PAS
LE SYSTÈME EST TOUJOURS LÀ, LA JUSTICE RÉFORMÉE NON APPLIQUÉE, LA REDDITION DES COMPTES NON, ETC..