Le président de l’Ofnac, Moustapha Kâ, accorde un répit jusqu’au 31 juillet 2026 aux assujettis à la déclaration de patrimoine avant de rendre publique la liste des récalcitrants. Ce virage répressif intervient après des mois d’appels restés lettre morte.
Les statistiques de l’institution sont éloquentes : selon Kewoulo, sur 1 594 hauts responsables tenus de déclarer leurs biens, seulement 558 se sont exécutés. Huit ministères et grandes institutions continuent de refuser de communiquer leurs effectifs concernés, paralysant le contrôle.
Déjà en mai 2026, Moustapha Kâ avait dénoncé, sur les ondes de la RTS, ce « très faible taux » de conformité et l’obstruction de plusieurs départements. Son cri d’alerte n’a guère été suivi d’effets.
À compter du 1er août, rapporte le quotidien Les Échos, l’Ofnac activera le levier du « name and shame ». Les noms des ministres, directeurs généraux, maires, conseillers présidentiels et gestionnaires de fonds publics supérieurs à 500 millions de FCFA figureront sur une liste noire diffusée sur toutes les plateformes officielles.
Les assujettis visés incluent les ministres, les directeurs d’institutions, les maires, les conseillers présidentiels, les directeurs généraux de compagnies nationales, ainsi que les ordonnateurs de projets publics gérant une enveloppe d’au moins 500 millions de francs CFA. En plus de la dénonciation publique, des poursuites pénales et des amendes sont prévues.


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