L’Opposition Sénégalaise boxe bas, très bas. Elle peine à porter les aspirations du peuple Sénégalais, à les exprimer même. Le personnel de l’Opposition –phare manque de crédibilité morale et porte un lourd passé de malversations ou de complicités de faits graves de comportements aux antipodes des valeurs que doivent incarner ceux qui aspirent à diriger un pays.
Des gens trempés jusqu’au cou dans le règne gabègique de Wade ou même antérieurement. Mouillés dans des protocoles douteux et des marchés estampillés de gré à gré, causes d’enrichissement illicite, tentent de gommer de la mémoire des Sénégalais, ces faits graves qui les poursuivront toute leur vie. Quand on veut voyager loin, il faut ménager sa monture. La plupart de ces messieurs qui veulent se poser en alternative du Pouvoir en place ou bénéficier de la confiance des populations, n’ont rien fait hier pour la mériter aujourd’hui.
Le vrai débat qui interpelle une opposition, est dans sa capacité à incarner la vertu et la morale pour obliger le Pouvoir en place à respecter les règles de bonne gouvernance et la culture d’Etat. En ont- ils les moyens ou tout simplement, les ont-ils cultivés quand ils étaient au Pouvoir ? Le problème de l’opposition se trouve là. Elle ne peut rien exiger du pouvoir en place, leur passé est trop présent. Il ne peut avoir de sincérité dans leurs actes d’opposition.
La manière de s’opposer est liée à leur propre histoire, c’est pourquoi, les sujets sur lesquels les attendent les Sénégalais, sont occultés. L’opposition est descendue au niveau du débat des grands-places dans la cacophonie du fait-divers.
Pourtant, il y a matière à s’opposer. Le PR initie un projet électoral du genre de l’autoroute ‘’Illah Touba’’. La pertinence de ce projet de plus de 400 milliards pose problème. Aucun membre de l’Opposition n’ose en parler publiquement, de peur de se mettre à dos la Communauté Mouride. Le Président de la République veut embarquer le Sénégal dans la ‘’sale guerre’’ du terrorisme ou dans un conflit entre Chiites et Sunnites à l’autre bout du Monde. L’opposition fait profil bas. La question religieuse est trop sensible. En parler peut avoir des effets boomerang. Justement, c’est sur ces peurs de l’opposition que surfe le régime en place qui sait exactement comment pense, donc, réagit cette opposition face à ces questions.
L’opposition Sénégalaise est pour la première fois de son Histoire confrontée à un manque criard de personnalités à même de porter son combat. La Nature ayant horreur du vide, la Société Civile est projetée au premier plan de la contestation, alors que son rôle devrait être d’arbitrer les confrontations Pouvoir – Opposition.
Les politiques en sont arrivés à se réfugier derrière les manifestations de la Société Civile, non, pour tenter de récupérer les gains issus de ces mouvements (Ils ne le peuvent plus), mais, au moins d’être visibles, de ne pas être oubliés. Il fut une époque, au temps de l’opposition forte et responsable, c’était la Société Civile qui frappait aux portes de celle – ci, aujourd’hui, la tendance s’est inversée, c’est l’opposition qui guette les combats de la Société Civile pour s’y inviter.
L’incapacité de l’opposition actuelle à porter les aspirations des Sénégalais devrait donner matière à réfléchir à tous ceux qui veulent faire carrière dans la Politique. La sélection sera de plus en plus rude du fait que les populations sont au fait de tout, et ceux qui pourraient ignorer des choses, les NTICS sont là pour réactualiser les paroles prononcées, les faits vécus. Cela s’appelle ‘’actualiser’’. On ne peut plus rien nier de ce qu’on a fait ou dit.
Fort de cela, les populations deviennent plus exigeantes, plus regardantes sur les personnes et sur leurs actes.
Les aspirations des Sénégalais sont hautes à l’échelle de la conscientisation des masses. Et ces aspirations sont globales. Elles concernent autant l’affermissement de la Démocratie qui n’est pas seulement le renforcement des capacités politiques ou politiciennes, mais, surtout, l’accès à chances égales à l’Education, aux richesses, une meilleure Justice et des hommes au-dessus de la moyenne, tant du point de vue de la Morale, que de la Capacité. Ils ont aussi des moyens de comparaison à l’échelle mondiale.
Le renouvellement du personnel politique et son mode de reconnaissance est à l’ordre du jour dans toutes conversations. Ce n’est plus un problème d’adaptation à l’air du temps, comme savent le faire si bien, nos voltigeurs de la politique, mais, une exigence de valeurs personnelles de tout individu qui voudrait diriger ce pays. La conscience politique des Sénégalais a dépassé depuis longtemps les contours dans lesquels voudrait la maintenir les politiciens. Le personnel politique obsolète et improductif vit ses derniers moments.
Le malheur de l’Opposition actuelle, c’est qu’elle n’a pas été élue ou désignée par les Sénégalais qui ne peuvent donc exiger quoique ce soit d’elle, donc, elle n’a pas les outils d’évaluation qui lui permettrait de lire la vitesse de sa dégringolade dans la considération et les attentes qu’elle devrait incarner.
Pour ne pas être divertis dans d’autres actes, les Sénégalais sont concentrés sur ceux qu’ils ont portés au Pouvoir. Ils observent en silence. On a l’impression que les Sénégalais peuvent très bien se passer de cette opposition.
Aurait- on besoin d’une Opposition Émergente?
Et malheureusement ton président enfonce le pays plus bas,
Aucun espoir depuis son accession,on croyait qu'il allait être l'homme de la situation mais malheureusement il n'en est pas et le pire il est en train de faire moins que ses prédécesseurs.
Si l'incrédibilité anime l'opposition,le pouvoir sous mes yeux plus nul que cette pauvre opposition.
L'économie est au rhé de chaussée,la démocratie piétinée, le clientélisme politique favorisé,le taux de chômage en vitesse,la justice dans la poche du chef,l'argent devient sacré,on le voit pas.
Bref le pays au lieu d'avancer recule en vitesse sur tous les domaines.
C'est vraiment dommage.
Je ne suis pas comme toi monsieur,moi je suis un simple citoyen déçu par les politiciens.