Selon Seneplus, le Sénégal a posé ses conditions pour l’exploitation de ses hydrocarbures lors de la 23e édition du Salon international de l’énergie et du pétrole en Afrique (SIEPA), qui se tient à Dakar depuis le 12 mai. L’objectif affiché : faire des ressources naturelles un levier de transformation structurelle de l’économie et d’amélioration durable des conditions de vie des populations.
Représentant le ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, le secrétaire général Cheikh Niane a présenté la stratégie énergétique du Sénégal inscrite dans le référentiel Sénégal 2050. « Le véritable défi demeure celui de la gouvernance et de la valorisation stratégique de nos ressources », a-t-il déclaré, plaidant pour une industrie énergétique capable de soutenir la croissance et de renforcer le tissu industriel national.
Le Sénégal, avec l’entrée en production du champ pétrolier de Sangomar et du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), assume son statut de producteur d’énergie. Les autorités mettent en avant la transparence via l’ITIE et le COS-PETROGAZ, ainsi que des réformes pour améliorer le cadre contractuel et renforcer l’intégration des entreprises nationales dans la chaîne de valeur. La loi sur le contenu local constitue l’un des piliers de cette stratégie.
Président de l’ASDEA, Mohamed Seck a souligné que l’Afrique devait transformer ses ressources en prospérité durable. « Les ressources extractives ne doivent plus être seulement des sources d’exportation brutes. Elles doivent devenir des leviers d’industrialisation, de création d’emplois et d’intégration régionale », a-t-il affirmé. Le président de l’ADEA, Jean Pierre Favennec, a insisté sur l’importance du capital humain et des énergies renouvelables.
Pays partenaire d’honneur pour la deuxième année consécutive, l’Italie a réaffirmé sa volonté de renforcer sa coopération énergétique avec le Sénégal. Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé : la souveraineté énergétique africaine passe par l’industrialisation locale, la formation des compétences, la transparence et des partenariats internationaux plus équilibrés.