Dakar : commerces déserts et circulation fluide, la capitale peine à reprendre son rythme après la Tabaski

Quelques jours après la fête de la Tabaski, la capitale sénégalaise peine à retrouver son dynamisme habituel. Les rues de Dakar, habituellement animées, affichent une fréquentation réduite, avec des commerces et des restaurants moins sollicités qu’à l’accoutumée.

Ce ralentissement s’explique en partie par le départ massif d’habitants vers leurs villages d’origine pour célébrer la fête. Selon l’APS, cette migration saisonnière a laissé la ville dans un état de calme prolongé, avec une circulation plus fluide que d’ordinaire, notamment sur les axes principaux.

En 2024, plus de 885 000 moutons avaient été sacrifiés lors de la Tabaski au Sénégal, selon les données disponibles. Cette tradition religieuse, qui mobilise une grande partie de la population, entraîne chaque année des déplacements massifs et un ralentissement temporaire des activités économiques dans les centres urbains.

La veille de la Tabaski, des bouchons de plusieurs kilomètres avaient été signalés sur l’autoroute Dakar-AIBD, en direction de Rufisque, en raison de l’afflux de véhicules quittant la capitale. Ces embouteillages, bien que ponctuels, illustrent l’ampleur des mouvements de population à cette période de l’année.

Pour les commerçants dakarois, cette période post-Tabaski représente un défi. Certains ont dû adapter leurs horaires ou fermer temporairement leurs établissements, faute de clientèle. Les habitants encore présents dans la ville peinent également à trouver des lieux de restauration ouverts, prolongeant ainsi l’atmosphère de ralentissement.

Ce phénomène n’est pas nouveau : chaque année, la Tabaski marque un temps d’arrêt dans le rythme effréné de Dakar, avant un retour progressif à la normale.

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