Dakar Arena : 2 000 F par jour, retards de salaires et manque d’équipements… les agents de nettoyage alertent

Des travailleurs chargés du nettoyage à la Dakar Arena dénoncent plusieurs difficultés liées à leurs conditions de travail. Retards de salaires, rémunérations jugées insuffisantes, heures supplémentaires, manque d’équipements de protection et absence de contrat de prestation : ils demandent une amélioration de leur situation.

Selon leurs témoignages, les salaires, qui devraient normalement être versés au plus tard le 10 de chaque mois, accusent parfois des retards jusqu’au 20. Les travailleurs affirment également percevoir 2 000 FCFA par jour, tandis qu’ils estiment que la responsable perçoit 8 000 FCFA, soit 80 % du montant.

Des heures supplémentaires dénoncées

Les agents expliquent être censés terminer leur journée à 16 heures. Cependant, ils affirment que leurs journées peuvent se prolonger jusqu’à 22 heures, avec une rémunération de 2 500 FCFA pour ces heures supplémentaires.

Ils évoquent notamment le cas du grand bal de Youssou Ndour, durant lequel ils disent être restés sur place jusqu’au matin, sans avoir encore reçu de paiement pour cette prestation.

Les travailleurs signalent également qu’une somme de 20 000 FCFA aurait été déduite de leur salaire ce mois-ci, sans explication ni justification, selon leurs déclarations.

Pas de gants ni de masques

Autre point soulevé : le manque d’équipements de protection. Les agents affirment travailler sans gants ni masques, alors qu’ils sont régulièrement exposés à des produits utilisés pour le nettoyage.

Ils déplorent également l’absence de couverture maladie et estiment que leurs conditions de travail les exposent à des risques supplémentaires.

Absence de contrat et difficultés de transport

Les travailleurs affirment par ailleurs ne pas disposer de contrat de prestation permettant de formaliser leur statut professionnel.

Ils évoquent également l’absence de véhicule de transport du personnel. Selon eux, les déplacements aller-retour sont particulièrement difficiles, notamment pour les travailleurs affectés à certaines activités et programmes.

Enfin, le manque de personnel serait une autre difficulté majeure. Les agents estiment que l’effectif insuffisant augmente considérablement leur charge de travail.

À travers ces différents points, les travailleurs du nettoyage de la Dakar Arena souhaitent attirer l’attention sur leur situation et demandent des réponses concernant leurs salaires, leurs conditions de travail, leurs équipements de protection et la formalisation de leur statut.

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2 commentaires

  1. C’est d’une violence inouïe de lire de telles révélations. Mon cœur se déchire et saigne à l’idée qu’au Sénégal, le monde du travail ressemble à un champ d’abandon total. Il n’y a plus une seule âme pour élever la voix en faveur de ces oubliés du système, livrés à leur triste sort. Le monde déborde déjà d’une cruauté insoutenable… Mais devoir hurler sa détresse face à une indifférence aussi assourdissante, face à des cœurs devenus totalement hermétiques à la souffrance humaine, est un supplice absolu.

    ​Et pendant ce temps, notre cher Dioumaye, pourtant porté au pouvoir au prix de tant de vies sacrifiées et de sang versé, peaufine déjà sa stratégie pour un second mandat alors qu’il vient à peine d’être élu. Il distribue des dons astronomiques à une fondation taillée sur mesure pour occuper ses deux épouses… Quelle ingratitude déconcertante, quelle humiliation pour ce peuple meurtri.

  2. 44 000 F de salaire mensuel. 40 000 F pour un simple toit.
    Il reste 4 000 F pour traverser 30 jours. L’arithmétique de la honte.
    Comment imaginer la suite sans que le cœur ne se serre de douleur et de colère ? Comment regarder ces pères et ces mères de famille dans les yeux en sachant qu’ils travaillent dur chaque jour uniquement pour payer quatre murs, sans même avoir de quoi mettre de l’eau ou du pain sur la table ? C’est de l’esclavage moderne, pur et simple.
    Pendant ce temps ce vaut rien de Dioumaye nous mène droit vers l’échafaud !

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