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Croissance Afrique : la Banque mondiale alerte sur l’impact du conflit au Moyen-Orient, qui freine la reprise

« La croissance en Afrique subsaharienne devrait légèrement fléchir à 4 % en 2026, avant de se redresser pour atteindre un taux de 4,4 % en moyenne sur la période 2027-2028 », indique le Groupe de la Banque mondiale dans son document « Perspectives économiques mondiales en Afrique subsaharienne – juin 2026 ». Ces prévisions reposent sur l’hypothèse d’une stabilisation de l’environnement géopolitique à court terme et d’une amélioration de la sécurité dans les économies en situation de fragilité et de conflit.

La croissance estimée à 4,1 % en 2025 a été tirée par les cours des produits de base (métaux précieux, cuivre, café) et par le recul de l’inflation, qui a permis un assouplissement monétaire. Mais début 2026, les indicateurs à haute fréquence montrent des premiers signes de résilience, malgré la hausse des prix de l’énergie et le ralentissement de la demande extérieure liés au conflit au Moyen-Orient.

Des effets contrastés selon les pays

Le conflit au Moyen-Orient devrait se traduire par des effets très majoritairement négatifs pour la région. La hausse des prix de l’énergie profitera aux exportateurs de pétrole comme l’Angola et le Nigéria, mais les économies non exportatrices devront faire face à des coûts plus élevés pour les carburants, les engrais et le transport, alimentant l’inflation et freinant la consommation.

La Banque mondiale note que la faiblesse des ressources budgétaires restreint la capacité de nombreuses économies à faire face à ces chocs. Certains gouvernements ont adopté des mesures pour protéger les ménages vulnérables : élargissement temporaire des subventions aux carburants en Éthiopie et au Ghana, report de réformes en Angola, ajustements des prix administrés ou transferts sociaux au Sénégal.

Au Sénégal, la croissance estimée à 6,7 % en 2025, portée par les hydrocarbures, devrait connaître une contraction marquée dès 2026. Le FMI a révisé à la baisse le taux prévisionnel pour 2026 à 2,2 %, contre 3,0 % initialement, illustrant la fragilité des économies dépendantes des ressources extractives face aux chocs extérieurs.

Parmi les autres faits marquants, les États-Unis ont prolongé la loi AGOA jusqu’à fin 2026 et la Chine a supprimé ses droits de douane sur les importations africaines. En mai 2026, la troisième plus grande épidémie d’Ebola jamais enregistrée a été signalée dans l’est de la République démocratique du Congo, avec des cas importés en Ouganda, selon LII Quotidien.

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