Lors de l’ouverture, ce mardi, de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale, demandée par le président de la République, Ousmane Sonko a tenu à relativiser les tensions évoquées autour du fonctionnement des institutions.
Le président de l’Assemblée nationale a assuré que les textes sont « très clairs » et qu’ils seront appliqués « autant qu’il le faudra ». Selon lui, il n’existe « aucun tiraillement » ni « aucune tension », mais simplement « le fonctionnement normal des institutions ».
Ousmane Sonko s’est également appuyé sur l’expérience française, rappelant que la France a connu trois périodes de cohabitation, notamment entre 1986 et 1988, 1993 et 1995, puis 1997 et 2002, sans que celles-ci ne provoquent de crise institutionnelle.
« Je ne voudrais pas aujourd’hui qu’on essaie de tromper les Sénégalais en essayant d’installer une crise qui n’existe pas », a-t-il déclaré.
Il a enfin réaffirmé que l’Assemblée nationale entend exercer « la plénitude de ses prérogatives », tout en respectant celles des autres institutions. « Les arbitres arbitreront », a-t-il ajouté.
