Lors d’une audience accordée à 306 maires le 3 juillet 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé sa volonté de créer un nouveau parti politique, rapporte Le Soleil. L’objectif affiché est de donner une meilleure unité organisationnelle à la mouvance présidentielle.
Une controverse sur le nombre de maires
L’Alliance pour la République (APR), ancien parti au pouvoir, a immédiatement contesté. Sa Chambre des élus dénonce une « manipulation politique » et rejette les chiffres avancés. De son côté, Walfquotidien rappelle que les ralliements massifs de maires n’ont jamais sauvé un président sortant : ni Abdou Diouf en 2000, ni Abdoulaye Wade en 2012, ni le candidat soutenu par Macky Sall en 2024.
Pourtant, le Parti Awalé, dirigé par le ministre de l’Énergie et du Pétrole Abdourahmane Diouf, soutient l’initiative. Lors d’un congrès extraordinaire le 5 juillet 2026 à Rufisque, il a adopté à l’unanimité une résolution de soutien à la création d’un « grand parti présidentiel » placé sous l’autorité du chef de l’État, confirme Walfquotidien.
Rupture avec le Pastef ?
Plusieurs analystes voient dans cette annonce un vent de recomposition politique. Après des mois de tensions, le président s’émancipe de la tutelle historique du Pastef et ouvre la porte aux déçus de l’ancien régime, notamment de l’APR. « Un peuple oublié, Sonko vend ses cartes, Diomaye créé son parti », titre en une un quotidien.
L’annonce du chef de l’État remonte au 3 juillet 2026, lors d’une audience avec, selon l’APS, 306 maires des 14 régions du Sénégal.
