Réuni ce samedi à Diamniadio, le congrès de Pastef a été marqué par une intervention de Ousmane Sonko, centrée sur la vision d’un Sénégal transformé, plus juste et davantage tourné vers la souveraineté économique et sociale.
Dans un discours de projection, le leader de Pastef, Ousmane Sonko a esquissé les grandes lignes de son projet politique, mettant l’accent sur la jeunesse, la gestion des ressources nationales et la refondation des institutions.
Il a d’abord insisté sur la situation des jeunes et la nécessité de leur offrir des perspectives concrètes : « Un Sénégal où aucun jeune ne sera condamné à choisir entre le chômage, l’exil ou le désespoir. »
Abordant la question des ressources naturelles, il a plaidé pour une meilleure redistribution des richesses au profit des populations : « Un Sénégal où les richesses tirées de notre sous-sol et de nos mers financeront les écoles, les universités, les hôpitaux, les infrastructures et la recherche plutôt que les privilèges d’une minorité ou la prospérité d’intérêts extérieurs. »
Dans la même logique, Ousmane Sonko a défendu un modèle de développement centré sur les secteurs productifs locaux : « Un pays où le paysan vit dignement de la terre, où les ressources halieutiques sont préservées pour nos pêcheurs, et où le génie de nos artisans et entrepreneurs patriotes transforme et crée la richesse sur place. »
Sur le plan social et éducatif, il a appelé à une transformation profonde de la formation et de la place du diplôme dans la société : « Un Sénégal où le diplôme ne conduira plus à l’humiliation sociale, où l’école formera des citoyens confiants dans leur histoire et capables d’inventer leur avenir. »
L’ancien Premier ministre a également insisté sur l’inclusion des femmes et des jeunes dans le processus de développement national, ainsi que sur la nécessité d’une administration plus efficace : « Un Sénégal où les femmes seront pleinement reconnues comme des forces centrales de la transformation nationale, où les jeunes auront accès au savoir, à la culture, au travail et à la responsabilité. »
Sur la gouvernance, il a appelé à un État plus rigoureux et plus juste : « Un Sénégal où l’administration servira le citoyen avec efficacité et dignité, où la justice inspirera confiance, où la corruption cessera d’être perçue comme une fatalité. »
Enfin, il a livré une vision identitaire et diplomatique du pays : « Un Sénégal réconcilié avec lui-même, fier de ses langues, de ses cultures, de ses spiritualités et de son histoire ; un Sénégal capable de dialoguer avec le monde sans se renier, de coopérer sans se soumettre. »

CAP 2029 POUR LA MISE EN APPLIQUATION DU PROJET A 100%.