À l’approche de l’audience de détermination de la peine de Modou Ngom, annoncée pour le 29 octobre 2026 aux États-Unis, Horizon Sans Frontières (HSF) appelle à la création urgente d’un comité de soutien juridique, consulaire et humanitaire. Le ressortissant sénégalais a été reconnu coupable après un accident de la circulation qui a coûté la vie à trois personnes, dont un enfant, et fait plusieurs blessés.
Pour HSF, l’urgence est de coordonner l’accompagnement de Modou Ngom avant cette échéance, sans dissocier son sort de celui des victimes et de leurs proches. Dans son communiqué relayé par Xibaaru, l’organisation exprime sa compassion à la famille américaine endeuillée et souligne que soutenir un compatriote ne doit pas faire oublier sa douleur.
Au-delà de ce dossier, HSF demande la création d’une cellule d’assistance aux Sénégalais détenus à l’étranger. Elle permettrait de coordonner le suivi des procédures avec les représentations diplomatiques et consulaires, et d’aider les familles à obtenir des informations fiables sur les démarches en cours.
HSF demande aux autorités, notamment au ministère chargé des Sénégalais de l’extérieur, de renforcer l’accompagnement consulaire de Modou Ngom. Elle appelle également à examiner, avec ses avocats, les éventuelles voies de recours prévues par la législation américaine.
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La cellule proposée orienterait les familles et contribuerait à repérer les situations les plus urgentes. HSF souhaite en outre qu’un référent clairement identifié soit désigné au sein du ministère compétent, afin d’améliorer la coordination entre les services de l’État, les associations de défense des droits humains et les autres acteurs concernés.
L’organisation précise que sa démarche ne vise ni à contester systématiquement les décisions des juridictions étrangères ni à soustraire des ressortissants sénégalais à leurs responsabilités. Elle plaide plutôt pour éviter que les détenus et leurs familles restent seuls face aux conséquences humaines, juridiques et financières des procédures à l’étranger.
Pour Boubacar Sèye, président de HSF, l’affaire doit agir comme un « électrochoc institutionnel ». Il invite les autorités, les professionnels du droit, les associations de la diaspora et les organisations de défense des droits humains à unir leurs efforts dans le respect des victimes et du droit. Boubacar Sèye est consultant-chercheur en migrations internationales.




