Ibrahima Bakhoum voit dans les commissions d’enquête parlementaires de Pastef une démarche à double tranchant. Il reconnaît aux députés le droit de contrôler l’action du gouvernement et de demander des comptes sur la gestion des ressources publiques, y compris celle des anciens responsables du régime de Macky Sall.
Le journaliste et analyste politique ne conteste donc pas le principe de ces investigations. Il redoute plutôt que leur conduite ne laisse place à des règlements de comptes et s’interroge sur les objectifs poursuivis. Il estime que les responsables auditionnés publiquement peuvent voir leur réputation affectée avant que la justice n’ait établi leurs responsabilités.
Bakhoum dit que la volonté affichée de transparence laisse aussi, à ses yeux, penser à un « règlement de comptes », dans un entretien à Walfadjri. Il critique également la mise en scène des auditions, qu’il juge susceptible d’alimenter les interrogations sur la démarche.
Il envisage aussi un effet politique sur Bassirou Diomaye Faye, au-delà des anciens responsables de l’APR. Le journaliste estime que la mise en cause de membres de l’ancien régime ralliés à la majorité pourrait mettre le chef de l’État en difficulté.
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