Colonel I. Ndiaye : «Même effacées, les publications sur les réseaux sociaux peuvent être retrouvées 4 ans après… »

Prenant la parole lors de l’atelier « Saxal Jaam (Cultiver la paix) », organisé par l’ONG 3D, le colonel Ibrahima Ndiaye, chef de la division de la communication et des relations publiques de la Gendarmerie nationale, a insisté sur l’importance stratégique de la communication à l’ère du numérique, ainsi que sur les responsabilités individuelles et institutionnelles dans l’espace digital. Il a alerté la population sur l’utilisation des réseaux sociaux. Selon lui, même après quatre ans, les forces de l’ordre peuvent retrouver des publications effacées sur les réseaux sociaux. C’est dans ce contexte qu’il a tenu à rappeler aux forces de l’ordre que : « Ceux qui manifestent sont nos frères, nos enfants, nos voisins ».

Le colonel Ndiaye a rappelé que les publications sur les réseaux sociaux peuvent avoir des conséquences durables, soulignant que des contenus diffusés en ligne, même effacés, peuvent être retrouvés plusieurs années après leur publication par la gendarmerie.

Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité d’une grande prudence dans la diffusion des informations : « Il faut faire attention à ce que nous publions en termes de communication », a-t-il averti, mettant en avant les enjeux liés à la traçabilité numérique et à la responsabilité individuelle.

Abordant les principes de la communication de crise, le responsable de la Gendarmerie a souligné l’importance de la réactivité des institutions face aux incidents. Selon lui, une réaction rapide et structurée est essentielle pour éviter les mauvaises interprétations et limiter la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux.

Il a également rappelé que les institutions disposent aujourd’hui de corps de contrôle chargés du suivi, de l’évaluation et, si nécessaire, de la sanction ou de la récompense, dans une logique de transparence et de redevabilité.

Pour le colonel Ndiaye, l’évolution du paysage médiatique impose une adaptation constante des institutions. Les réseaux sociaux, notamment Facebook, TikTok et WhatsApp, sont devenus des canaux majeurs de diffusion de l’information, particulièrement auprès des jeunes.

« Pour atteindre les cibles, il faut aller les retrouver sur les plateformes digitales », a-t-il affirmé, soulignant que les institutions publiques doivent désormais intégrer pleinement ces outils dans leurs stratégies de communication.

Il a insisté sur le fait que l’absence sur ces plateformes crée un vide informationnel susceptible d’être comblé par des interprétations non contrôlées, ce qui peut nuire à la compréhension des faits par le public.

Le colonel a également relevé que la dimension numérique est désormais incontournable dans la planification des opérations de sécurité et de communication. Les institutions doivent prendre en compte l’impact des médias et des réseaux sociaux dans toute stratégie d’intervention ou de gestion de crise.

Selon lui, la présence des journalistes et des acteurs numériques dans l’espace public impose une adaptation des méthodes traditionnelles afin de mieux encadrer la diffusion de l’information, sans chercher à la contrôler de manière restrictive.

Abordant la question des manifestations, le colonel Ndiaye a tenu à rappeler que les citoyens en situation de protestation ne doivent pas être perçus comme des ennemis. Il a insisté sur la nécessité d’un respect mutuel entre forces de sécurité et populations.

« Ceux qui manifestent sont nos frères, nos enfants, nos voisins », a-t-il déclaré, appelant à une approche fondée sur la compréhension et le respect des droits, tout en veillant au maintien de l’ordre public.

Enfin, il a mis en avant l’importance d’une surveillance continue de l’environnement numérique, comparable, selon lui, à la surveillance du terrain physique dans les opérations de sécurité. Les alertes peuvent désormais provenir directement des réseaux, rendant indispensable une veille permanente.

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Un commentaire

  1. Oui tout à fait colonel les stigmates sous macky sall sont là les tueries et emprisonnements en masse sont sur les mémoires des ordinateurs des 18 millions de sénégalais qui ont porté les 54% de Diomaye Faye qui croisent les bras sur ses dossiers qui l’ont porté à la tête de ce pays

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