Des tensions ont été exprimées au sein de la coalition Diomaye Président après un incident survenu lors d’une conférence de presse organisée à son siège. En cause, des griefs formulés publiquement par Ibrahima Birame Ndongue, ingénieur en génie des systèmes industriels et président des diplômés sans emploi du Sénégal, sur le fonctionnement interne de la coalition.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, la rencontre devait initialement se tenir à l’hôtel Terrou-Bi avant d’être finalement relocalisée au siège du mouvement. Ibrahima Birame Ndongue a dénoncé des conditions d’organisation qu’il juge inadaptées, affirmant que la majorité des membres n’a pas pu accéder à la salle en raison de son exiguïté. Il estime que cette situation reflète, selon ses termes, un manque d’anticipation et d’inclusivité.
La tension s’est accentuée après sa prise de parole. D’après ses déclarations, il a été expulsé de force de la salle, « de manière brutale », par des individus qu’il a décrits comme des « gros bras ». Il présente cet épisode comme le signe d’un climat interne qu’il dit de plus en plus dégradé au sein de la coalition.
Au centre de ses accusations figure Aminata Touré, dite Mimi Touré. Ibrahima Birame Ndongue l’accuse de concentrer la gestion de la coalition autour d’un cercle restreint. Il évoque une « structuration clandestine et népotique, non basée sur le consensus », et met en cause l’existence d’un noyau décisionnel limité autour de l’ancienne Première ministre.
L’intéressé affirme également avoir été retiré d’un groupe WhatsApp interne après avoir exprimé ses désaccords. Une décision qu’il qualifie d’injuste et qu’il présente comme révélatrice d’un manque d’ouverture au débat. Il soutient par ailleurs ne pas être seul à porter ces critiques, évoquant « des centaines de personnes » partageant sa position, sans qu’un chiffre plus précis ne soit communiqué.
Se présentant comme un acteur engagé dans la lutte ayant conduit à l’accession au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye, Ibrahima Birame Ndongue dit avoir été emprisonné à deux reprises avant l’élection présidentielle. Comme l’indique Sud Quotidien, il appelle désormais le chef de l’État à intervenir afin de rétablir le dialogue et d’assurer une gestion qu’il souhaite plus inclusive de la coalition, en évoquant aussi les enjeux électoraux liés à 2029.